Faut pas pousser Mémé
C'est lundi, et je suis déjà épuisée. Mais je l'aurais bien cherché aussi.
Lundi dernier, je commençais la semaine avec certains pièges pré-programmés :
- Mardi : Couscous (bon d'accord, ce n'est que de la semoule et des légumes, mais quand même),
- Mercredi : Chandeleur (c'est vrai, ce ne sont que de la farine, des oeufs et du lait, mais quand même. Et le Nutella, c'est pareil, que de bons ingrédients : lait, noisettes, etc.),
- Dimanche : Resto savoyard (euh... la tartiflette, ce n'est que -humhum- du fromage, des patates et des lardons, mais euh... quand même !!).
Etant donné que j'avais déjà ramené, gracieusement, quelques kilos de Lille (ils me l'avaient demandé si gentiment, je n'avais pas pu refuser), je ne pouvais pas attaquer cette semaine sans un plan d'attaque. J'avais oublié mon grand âge.
- Lundi : Boxe. Jusque là, tout va bien.
- Mardi : Footing. Ca se complique. Je n'ai pas couru depuis des mois, mes vieilles blessures de guerre se réveillent (elles ne passeront donc jamais ??). Résultat : Le genou droit en vrac. La mémé qui est en moi se découvre petit à petit.
- Jeudi : Boxe. La semaine de merde se poursuit. Je me blesse en faisant des pompes "sautées" (on décolle les poings en remontant). A force de retomber sur les poings, ça finit par faire mal, même avec les gants de boxe aux mains. Résultat : Depuis vendredi matin, j'ai le majeur droit (interdit de se moquer) qui a triplé de volume. Et comme ça sert beaucoup finalement les doigts de la main droite, il n'a toujours pas dégonflé.
- Samedi : Surf à la montagne. La blessure de guerre réveillée mardi se réveille une deuxième fois (ouinnnnnn). A force de descendre des murs de bosse à 40 %, je ne peux plus plier le genou. Vive l'aspirine et les anti-inflammatoires.
- Dimanche : Sortie raquettes. Les raquettes c'est chouette. Sauf que ça fait beaucoup travailler l'arrière des jambes. Résultat : La douleur aux mollets que je me traîne depuis 3 semaines (à cause de la danse) et qui avait commencé à disparaître finit par réapparaître, comme par magie. Heureusement qu'on s'est bien amusés.
Lundi, ce matin : Je me lève comme une grand-mère, craque de partout, et me batigeonne de Ketum et autres produits soulageants. C'est décidé, ce soir (enfin, après la boxe), c'est une soupe, une verveine et au lit.
Bin quoi ?
(photo Cartier Bresson, 1947, Massachussets )