Champagne !
L'autre jour, je parlais des bonnes surprises, comme peuvent l'être les soirées non prévues, qui s'organisent au dernier moment... Dans la même lignée, on trouve ce que j'appelle les "traquenards". Vous avez une soirée prévue, sympa, tranquille, et celle-ci se transforme rapidement en du n'importe quoi (dans la limite du décent tout de même). Vous êtes surement déjà tous tombé-e dans une soirée-traquenard©.
Moi c'était hier.
Hier après-midi, une de mes amies de la fac soutenait sa thèse. Le jury est exclusivement féminin. J'avais bouquiné un peu l'histoire du bavardage chez les femmes pour ma thèse, mais hier, durant la soutenance, nous fûmes dans l'illustration parfaite de l'idée que l'on peut se faire du bavardage féminin. La future docteure a parfois du mal à en placer une, les membres du jury papotant entre elles sur certains points scientifiques, ou lui coupant la parole pour donner leur point de vue... Le jury finit tout de même par nous demander de sortir, histoire de délibérer.
Suit, après la remise du titre de Docteure ès Sciences du langage (bienvenue dans le club ptit Marie !), LE pot.
Imaginez un peu... Vous avez suivi en direct live le stress des derniers mois de rédaction de votre amie, vous êtes resté-e le cul assis sur une chaise pendant 4h à écouter 5 femmes échanger leurs points de vue sur l'analyse des interactions, et soudain, le dénouement. Certaines versent même leur petite larme (oui, zavoue, encore moi, mais c'est pas de ma faute !).
Et c'est à ce moment là que LE pot est enfin servi. Vous avez soif, vous n'en pouvez plus, et le père de la Docteure n'arrête pas de passer devant vous avec une bouteille de champagne. Par politesse, mon coloc de bureau ("Manu-aux-1000-recettes") et moi acceptons la coupe de champagne. Et on papote. Et papoter, ça donne soif. Et boire du champagne, ça fait parler. Etc. etc.
Au bout de 3 ou 4 (je ne sais plus) coupes de champagne (mine de rien, à 18h30-19h, ça suffit déjà largement), on est, comme qui dirait, très enthousiastes par ce qui se passe dans cette salle (et c'est un euphémisme !). On en vient à faire des blagues vaseuses sur "La mise au point" de Jackie Q. (private joke) et sur Pipouniais (le pauvre). J'en viens à tutoyer (enfin !) ma directrice de thèse pendant qu'elle, nous délivre des détails croustillants sur un haut placé de l'université (comment celui-ci l'a ruinée en postillonant du caviar à un repas entre universitaires), etc.
Mon "coloc" et moi arrivons enfin à s'échapper de ce traquenard, mais la soirée n'est pas finie. On doit encore traverser le Rhône via le pont de l'Université pour rejoindre des amis dans une crèperie. Autant dire qu'on a failli traverser le Rhône à la nage, mais je n'avais pas mes lunettes de natation et Manu n'avait pas son maillot de bain. On a quand même fini par arriver à la crèperie, où nous fut offert un apéritif maison (sur présentation du Petit Paumé, LE guide des sorties sur Lyon).
La soirée ne faisait, finalement, que commencer.
PS : Je rappelle que la consommation d'alcool est dangeureuse pour la santé (sauf quand on fête de grands évènements).