Les parents, c'est plus ce que c'était
Je n'ai pas pour habitude de raconter ici les détails croustillants (hum hum) de ma vie privée, sauf quand il s'agit de véritables sujets de société, tels que les rencontres par internet, la jeunesse actuelle (bah parlons-en de la jeunesse !), ou encore la mode du tatouage. Aujourd'hui, je ne peux pas passer à côté d'un autre sujet d'actualité grave : L'excès d'alcool chez la catégorie de gens que sont les parents (trop vieux pour entrer dans la catégorie "Je-me-prends-une-cuite-tous-les-samedis-soirs", mais trop jeunes pour entrer dans la catégorie "Je-bois-ma-gniole-tous-les-matins-et-mon-litron-de-rouge-tous-les-midis").
Pourquoi tant de rancoeur aujourd'hui ?
Mardi 15h30 - Je commence à m'affoler un peu. Je dois aller chercher ma mère, nous avons rendez-vous chez le kiné à 16h (dans la famille Déglinguée, je demande la mère ET la fille).
15h35 - Ma mère m'appelle. Je m'excuse pour mon probable retard, mais elle ne m'entend pas. Elle essaie de parler, que dis-je, d'hurler plus fort que les 25 personnes derrière elle, qui, comme elle, participent à un repas d'affaires (repas qui a semble-t-il dégénéré en beuverie depuis midi...). Ma mère m'explique qu'elle n'est pas encore à la maison, qu'elle sera en retard, et elle se marre pendant que j'essaie de lui expliquer que l'on va être très en retard.
16h25 - Arrivée chez le kiné pour le rendez-vous de 16h.
17h30 - Retour chez mes parents. La maison est dans le noir, mon père dort. Ma mère l'avait laissé finir le repas d'affaires 1h30 plus tôt, chantant à tue-tête avec d'autres collègues du bâtiment (je ne pensais pas qu'un repas d'affaires pouvait être aussi drôle). Je rentre chez moi avec l'impression d'être passée sous un train.
Mercredi 15h - Ma mère m'appelle pour me dire que mon père a fait la veille un malaise vagal en rentrant du repas d'affaires. Moi, inquiète évidemment.
Jeudi 12h - Je passe chez mes parents, et croise mon père. Je lui demande de ses nouvelles, et naïvement, lui demande : "Alors, ce malaise, ça a duré longtemps après ? ça va mieux ?". Et voilà que mon père me répond : "J'étais vraiment mal. Ca n'allait pas du tout... mais c'était pas un malaise. J'étais bourré quoi ! Horrible !" (je dirais même : Pitoyable !).
Là, j'ai failli m'étrangler. Les parents, c'est vraiment plus ce que c'était...