Le Grand Jacques
En ce temps-la, j'avais 17 ans la la la la
(Bin bravo, Merci Pierre Bachelet !)

J'avais 17 ans, j'etais en premiere et affreusement mal dans ma peau et dans la vie tout court d'ailleurs. J'avais decouvert les Doors, Arthur Rimbaud, et la connerie masculine a cet age.
Et puis un jour, on a eu une fiche de lecture a faire en cours de francais, j'ai choisi Une Vie, d'Olivier Todd. La vie de Jacques Brel. J'ai devore le livre. Sa vie. J'ai lu l'histoire de ses chansons, aime leur histoire. Alors, je suis allee ouvrir le meuble a vinyls de mes parents, fouiller entre Beatles, Stones et autres bijoux, et j'en ai sorti tous les albums de Jacques Brel.
J'ai ecoute ca d'abord religieusement, dans ma chambre (on avait encore a l'epoque les lecteurs de 33tours), puis naturellement. Mon pere est un jour entre dans ma chambre, le sourire au levres, un peu fier surement que j'y sois arrivee toute seule a ces 33 tours : "Alors comme ca, tu ecoutes le Grand Jacques ??". (comment cetains peuvent vendre leurs vinyls ??)
Je ne suis pas venue a Vancouver avec mes cds de Brel. Mais cette semaine, j'ai trouve qqs exemplaires a la bibliotheque de mon ecole. Et cette semaine, Jacques Brel a chante a Vancouver.
Quel bonheur...
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile