Il paraît que ça attendra demain

Je ne peux pas laisser passer cette journée sans passer mon petit coup de gueule quand même. Bin oui. Il paraît qu'aujourd'hui, c'est ma journée. Enfin, à vous aussi, amies lectrices (même s'il y a plus de lecteurs que de lectrices par ici, enfin je crois...). C'est la journée de la Femme.
Dans l'année, on a plein d'évènements comme ça. On a la fête des grands-mères, la journée de lutte contre le SIDA, la journée sans voitures, la journée sans cigarettes, la journée contre l'obésité, la journée contre le racisme, la journée pour la tolérance, bientôt on aura la journée contre les loyers trops chers (co-organisée par Gaymard), la journée contre Douchka (pitié faites la taire), la journée contre toutes les Kevina et les Kevin (je m'en occupe !), j'en passe et des meilleures. Et on a la journée de la Femme.
Cherchez l'erreur (faites attention à ce que vous dites).
Donc si je comprends bien, aujourd'hui, j'ai le droit de ne pas faire ma vaiselle, et tout et tout ? Moi, ça va, je vis toute seule (oui bon, ça va hein), c'est pas très grave. Ca changera pas des autres jours.
Ca me fait juste penser aux mères de famille qui cumulent boulot, famille, maison etc., aux femmes cadres payées bien moins que leur équivalent masculin, aux femmes battues, etc etc. Ca veut dire qu'aujourd'hui, la mère de famille est exemptée de vaiselle ? Que la femme cadre sera payée comme les autres ? Que la femme battue ne le sera pas aujourd'hui ?
Bon d'accord, mes exemples sont des clichés. Mais franchement, en 2005, comment peut-on encore laisser exister une journée pareille ?! Ca m'éneeeeerve (au cas où vous ne l'auriez pas remarqué). C'est comme si cette journée était là pour nous rappeler sans cesse que notre statut a évolué, qu'il faut, encore et toujours, être reconnaissante envers les hommes (et quelques femmes, soit, mais gouvernées par des hommes) pour le droit de vote, le droit à l'avortement, etc. Mais encore heureux qu'on ait les mêmes droits !
Non mais (oh).