J'ai fait un rêve
Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis levée en commençant à réaliser que c'était mon avant-dernier réveil à Lyon, dans cet appart, avec mon chat, et je me suis levée en ayant envie d'y être... Là-bas, de l'autre côté de l'océan. Je me suis réveillée tôt, au milieu d'un rêve génial. Un mélange de souvenirs passés et d'envies futures, étrange. J'étais en vadrouille dans le canada avec mon amie Irène, ma première coéquipière canadienne en 99... On vadrouillait et je réalisais que c'était génial (je me répète non ??!).
Il arrive souvent que les gens que je connais depuis peu (moins d'un an) me demandent : "Alors pourquoi le Canada ?". Les gens qui me connaissent depuis longtemps, bizarrement (eh eh), m'ont tous dit, quelque chose comme "Depuis le temps que tu en parles !", "Ca m'étonne pas". Mes amis, ma famille, savaient que ça finirait par arriver.... Et paf.
Pourquoi ? Parce que, depuis que je suis gamine, je rêve de partir de l'autre côté de l'Atlantique. Les States m'ont toujours fait réver, comme Seb., mais en grandissant, j'ai réalisé que le Canada était peut-être l'endroit qui me conviendrait le mieux. Parce que, lors de mon périple en Ontario en 99, lors duquel avec Irène, nous avons parcouru plus de 2000 kms en une dizaine de jours à peine, j'ai aimé. J'ai aimé la simplicité des plans des villes avec leurs rues parallèles et perpendiculaires, j'ai aimé le respect de la vitesse et de la nature, j'ai aimé les petits nécureuils noirs, j'ai aimé ma boîte automatique, j'ai aimé les hamburgers vendus dans les petites carioles devant les magasins, j'ai aimé les bords du lac Huron, Erié, Ontario, mangé une soupe dans le petit bar d'un port de la Baie Georgienne. J'ai aimé les chutes du Niagara, avec en face, les Etats-Unis. J'ai aimé l'accueil des gens, j'ai aimé la langue. Bref, je m'y suis sentie bien.
Bon, OK, c'était des vacances, c'était dix jours, mais ça m'avait suffi pour ne pas avoir envie de rentrer.
Et voilà que j'y suis. Cette fois, le rêve va devenir réalité, avec ses bons et ses mauvais moments, et je suis heureuse de pouvoir dire, même si, aujourd'hui, il est difficile (doux euplémisme) de quitter mes parents, et surtout, ma soeur,
"Punaise, mais Je l'ai fait ! J'y suis !!!"