Temps de chien

Publié le par Hello Stéphanie

Bon, vu qu'il pleut et qu'il n'y a rien a faire a part aller au cine voir des films geniaux (demain, c'est promis je parle du dernier Cronenberg avec Viggoooo, Eastern Promises, je parle du dernier Wes Anderson avec Oweeen Wilson-so cuuute, Darjeling Limited - c'est malin, maintenant je reve de traverser l'Inde en train, en voyage spirituel avec Adrian Brody, et l'ovni magnifique de Sean Penn, Into the Wild -L'Alaska, j'irai definitivement avant de quitter ce continent).
Bref, du coup, je vous balance ma derniere chronique publiee a L'express du Pacifique, qui est, il faut dire, tout a fait appropriee.

La pluie, sinon rien
(© Hellostephanie pour L'express du Pacifique)

À Vancouver, il pleut. Quand, pourquoi, comment s’y préparer, que faire en cas d’urgence : autant de questions auxquelles je vais essayer de répondre.

À Vancouver donc, il pleut. Ce n’est pas un scoop, c’est ce qu’on appelle un topoi, un lieu commun. Chaque année, on s’évertue à essayer de nous montrer le côté positif de la pluie – personnellement, à part le marché du parapluie, je ne vois pas –, en tentant de nous faire voir la chose avec un nouveau regard, une autre perspective. L’an dernier, on nous annonçait ainsi que Vancouver battait ou presque le record de jours de pluie continue (28) au mois de janvier. En revanche, 2007 aura battu 2006, concernant, cette fois, le nombre d’heures de lumière pendant l’hiver, ridiculement petit cette année. Vous vous sentiez ramolli, déprimé, fatigué, vous savez maintenant pourquoi. C’est déjà ça. Merci aux scientifiques dont le travail est de compter les heures de lumière. Vous savez aussi que vous pouvez toujours vous recycler dans le commerce du parapluie, ce qui peut s’avérer utile en temps de disette professionnelle.

Malgré ce temps de chien, tout nouvel arrivant tente, avec la bonne volonté qu’il se doit, de s’intégrer, et surtout de s’adapter à cet environnement de vie humide. L’adaptation passant par l’observation et l’apprentissage, nous vous proposons un petit test de connaissance sur la ville afin de définir votre niveau actuel en la matière.

À vos stylos ! Attention, plusieurs réponses (en fin d’article) sont possibles, gniak gniak gniak !

1 - Comment reconnaît-on un-e Francais-e à Vancouver ?
a- Quand il a oublié son parapluie.
b- Quand il n’arrête pas de se plaindre du temps.
c- Quand il roule fièrement en 2 CV, avec éventuellement un pigeon sur le capot.

 2- Quand est-il bon d'acheter un parapluie taille canadienne, c'est-à-dire XXXXL ?

a- Quand on est tout mouillé sous son parapluie européen.
b- Quand il commence à pleuvoir en octobre.
c- Quand on met les pieds à Vancouver.

 3- Quand est-il bon d’acheter de bonnes chaussures bien chaudes et bien étanches ?

a- Quand il commence à neiger en novembre.
b- Quand il commence à pleuvoir en octobre.
c- Quand on met un pied en Colombie Britannique.

4- Est-ce que les bottes en caoutchouc, c’est ringard ?

a- Oui, surtout les jaunes.
b- Oui, mais de ringard à vintage, il n’y a qu’un pas (ça s’appelle la mode).
c- Non, quand on habite à Vancouver.

5- Quand est-il bon de prendre son parapluie ?
a- Quand il pleut.
b-Quand de l’eau s’infiltre par le toit.
c- Entre le 1er novembre et le 1er juin.

6- Quand peut-on espérer que la pluie cesse ?
a- Quand les poules auront des dents.
b- Le 18 mai, entre 11 h 43 et 11 h 57.
c- Le 21 juin.

Vos résultats et mes conclusions

Si vous vous plaignez tout le temps d’avoir les pieds mouillés ou d’avoir oublié votre parapluie, il se peut que vous ayez choisi la mauvaise ville. Il n’est pas trop tard ! Si vous aimez la neige, il paraît que le Québec est très sympa. D’autant plus que là-bas, vous avez encore le droit de fumer dans la rue. En revanche, si vous préférez le plat pays et les vaches, pensez au Manitoba : on y recherche des habitants.
Si vous avez déjà un parapluie greffé dans le dos et que vous portez aussi vos lunettes de soleil en hiver, bravo ! Non seulement vous avez choisi la bonne ville, mais vous êtes déjà totalement intégré.
Si, malgré la pluie, vous persistez toutefois à vouloir rester à Vancouver, persuadé que ça en vaut la peine (et vous n’avez pas tort), prévoyez à l’avance un budget annuel pour les parapluies (j’ai bien dit LES), faites le plein de soleil entre le 21 juin et le 21 septembre, et enjoy !

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Publié dans Vancouver Way Of Life

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S
Valentin, ui enfin a plus de 30 ans, boire du yop :p pi c'est bourre de sucre , nan ?<br /> Isa, Fab, hehe, vous ne perdez pas le nord, surtout quand je vois le prix des bottes caoutchou (j'en avais vu des supers a fleurs a qqchose comme $100 !)
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E
les bottes en caoutchou, c'est super mode, de paris en passant par New york, et particulièrement avec des petites fleurs ! (mais ou va le monde ?)
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F
Je viens compléter l'idée le Pepper Mint: crée donc une gamme de parapluie/bottes assortis!<br /> Et à toi les sous dans la popoche!
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V
A vrai dire je suis venu à Vancouver SANS parapluie, et pourtant j'y ai déjà vécu un an! Je dois etre fou.Pour l'histoire des yaourts d'un post précédent, fais comme moi, prends du YOP, le seul "yaourt" français vendu ici, et c'est toujours aussi bon! :)
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P
Dis, en tant que bonne française emprunte de mode, que n'as-tu pas pensé à créer une gamme de parapluies personnalisés et évidemment assortis à chacune de tes tenues. Tu pourrais peut-être faire fortune, qui sait ???
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