Mais ne le dites a personne
A San Francisco, comme partout en fait, j'ai eu mon grand moment de loose. Mais cette fois, honnetement, je merite un Oscar, enfin un prix : Ze Prix of the Biggest Looze.

Dans ces moments, que l'on appelle communement Un grand moment de solitude, je me demande toujours si c'est vraiment bien d'etre seule. Seule au monde (ouiiiiin), ou avec qqn, histoire de pouvoir en rire (hahaha, trop drole). Histoire de sauver la face. Mais non.

La premiere fois, c'etait a H&M, au coeur de Union Square, entre Vitton, Prada et Chanel (tant qu'a faire). Sur l'escalator, je me suis apercue que ca faisait 2 heures que je me baladais dans toute la ville avec, sur ma veste, l'autocollant d'entree a ma visite de vieux navires. Je me serais baladee avec une pancarte sur la tete "Je suis une touriste, une vraie", ca aurait ete pareil. Moi qui essayais de passer pour une locale avec mon roman in french et mon Martini au Vesuvio (The bar dans Little Italy)... Vous savez, genre comme les gosses (et autres adultes) qui gardent toute la semaine leur forfait de ski fierement fixe a leur veste depuis le dernier week-end. C'est venu du fond du coeur sur l'escalator : "Rhooo la hOONNNNNNNNNNNteuuuuh", en verifiant qu'autour de moi, ne se trouvait aucun des 345.098 touristes francais. Je me suis ensuite rappellee, apres ce gros moment de frayeur, que j'avais garde ma veste a mon bras ces 2 dernieres heures.
La deuxime fois, et la, ca sentait vraiment la fatigue, c'est quand il a fallu repartir a l'aeroport, en metro. Le truc que j'ai decouvert, c'est qu'il ne suffit pas de regarder la premiere partie de la destination (tout simplement pasque c'est toujours la meme : SFO), mais la 2eme partie, a savoir le terminus. Pasque les metros, ils ne vont pas TOUS jusqu'a l'aeroport. Hehe. Me voila donc dans le metro, persuadee d'aller a l'aeroport. Pi arrivee a 3 stations avant, la dame du metro, elle a baragouine un truc en anglais, qui ressemblait "Ceci est le dernier stop, je repete...". Pi, tout le monde est descendu. Sauf moi, pasque j'etais persuadee, l'aeroport, tout ca tout ca. Les gens m'ont regardee, et personne ne m'a rien dit. Sympa les gars ! Au moins, a Vancouver, on m'aurait dit.
Bref, le metro est reparti. Pi, la, j'ai commence a avoir comme un doute. Et pi y avait vraiment PLUS personne dans le metro. QUand le metro s'est arrete au milieu de nullepart J'ai pleure ma mere, y a eu vraiment plus aucun doute. Je me voyais deja en haut de l'affiche appelant la securite comme une pau'v conne "I'm stucked in the BART (le nom du metro) Help, i repeat Helppppppp (en francais : Ouinnnnnn)". Surtout que j'avais en tete la ligne D a Lyon, SANS conducteur. Pi finalement, a force de traverser les wagons a la recherche de l'ame soeur, je suis tombee sur la conductrice. Rouge de honte, je lui ai baragouine que bon vala, chuis pathetique, je recommencerai plus j'ai rien compris a ton message pauv'tache. On a donc retraverse les 10 wagons, et O soulagment, 2 autres dames, ecroulees de rire, nous attendaient.
Mais la meilleure, c'est qu'une vieille dame asiatique continuait a lire son bouquin, pas du tout inquiete. Tranquille. AH ui mais ma p'tite dame, faut pas rester la. Le Metro est reparti dans l'autre sens, grace a l'autre conducteur et hop.
Des jours, je me fatigue.