Ca va rouler (beaucoup) moins bien maintenant
Y a des jours où je me dis Bonooooo qu'heureusement que je suis un peu complètement grillée dans mon quartier, et que je n'ai pas peur du ridicule, parce que sinon, je serais morte depuis longtemps...
En sortant du boulot tout à l'heure (je précise que je bosse au 13ème étage d'une tour. Mwarf' comme dirait l'autre ), je me laisse tenter par un retour chez moi en Vélo V' (bon en vrai, la grosse flemme de marcher 15 mn). Quatre gros livres de grammaire dans un bras, deux sacs de courses dans l'autre (et bien sûr que des trucs lourds : jus de fruis, yaourts, pommes, etc.), je me traine jusqu'à la première station de vélo, plus rien. J'arrive tant bien que mal à une deuxième station, idem. J'ai le droit de pleurer en pleine rue ? Nan ? Bon, je me recoiffe, je prend mon air toute gaite (en espérant que ça ne finira pas comme Soph') et je continue jusqu'à la prochaine station. A ce rythme, j'aurais eu aussi vite fait de rentrer à pied.

Youhou, je trouve un vélo ! Bon alors, 22 kg de vélo, le pitit panier devant rempli à ras bord, je manque de me vautrer toute seule environ 10 fois. Mais c'est pas grave. M'en fous. Sauf que mon vélo se met à faire un espèce de vieux bruit genre Schouik Schouik, qui semble signifier "Je suis sur le point de perdre la roue avant". Je pédale tout doucement, en priant pour que la roue ne se barre pas et que je ne me retrouve pas le nez dans le guidon, ou au pire dans le guidon, ou encore pire, la tête écrasée dans mon paquet de Spécial K (oui parce qu'un week-end de gâteaux et de glaces, ça ne pardonne pas).
C'est comme ça que tout le quartier (oui parce que c'était un Schouik Schouik TRES fort) a su que j'étais au régime Fromage blanc 0% et Spécial K (je hais les sacs carouf transparents), que j'avais l'air trop conne beaucoup de mal avec un vélo.
Ouiiiiiiiin. Il manquerait plus que je retombe sur le même vélo tout à l'heure pour aller boire un verre à la Marquise. Argh.