A part tout le reste
Ce qui est sympa avec les blogs, c'est que l'on peut naviguer d'un blog à un autre, d'un univers à un autre, juste en cliquant une fois... Je suis donc allée voir d'où arrivaient les visiteurs de mon blog, de quelle adresse url ils venaient. Bon, Seb. est mon principal fournisseur de lecteurs et lectrices (est-ce qu'au moins, l'inverse est vrai ??). Mais ce qui m'a interpellée, c'est le nombre de personnes (ouh là, au moins... pfiou... beaucoup) qui sont arrivées ici via un autre blog que je ne connaissais pas, http://www.emmanuelle.net/. Autant dire que, quand j'ai vu ça, j'ai d'abord pensé que c'était de la faute à Gougeul. Bin oui, avec tous les mots clés qui renvoyaient ici, je me suis dit que j'avais peut-être finie par être citée sur un site pour adultes.
Bref. Je vais visiter ce blog, et là, ô surprise, je tombe sur un blog sérieux, international, et tout et tout. Après enquête, je (enfin on m'a aidée, fallait au moins être deux pour tout lire) découvre que cette jeune femme est journaliste et "apprentie-détective", et vit avec son mari à Los Angeles. Qu'elle couvre l'ouest américain pour différents médias français (surtout des radios) et qu'elle a écrit tout plein d'articles aussi pour Libé, Télérama, Max, etc. Une vie chiante à mourir quoi.
Autant dire que je me la suis pétée un peu hier soir vers minuit (oui bon, la célébrité, c'est complètement subjectif) quand j'ai vu qu'elle avait mis, dans son article du 15 janvier, un lien vers mon blog, pour permettre à ses lecteurs et lectrices de voir d'autres photos de la Grande Roue de Lyon. Et en plus, comme ses articles sont écrits en français et en anglais, même ses lecteurs lectrices américain-e-s peuvent venir ici : Welcome !!!
Du coup, j'ai repensé à cette vie de merde qu'elle devait avoir. Non mais c'est vrai. Vivre à L.A., écrire, enquêter, découvrir, apprendre, lire, etc. etc. Tout ce que je déteste.
Quand j'étais petite, j'ai voulu être, tour à tour, instit', détective, espionne (comme Alice, de la bibliothèque verte), écrivaine, et j'en passe. Si avec tout ça, je ne suis pas prête !
- Pour être journaliste, il faut savoir écrire et avoir des idées (bonnes tant qu'à faire). Ca ne s'apprend pas vraiment, sauf en pratiquant peut-être. J'ai des pleins cahiers d'histoires, j'ai même écrit 450 pages sur les interactions de travail dans les entreprises. Question quantité, ça peut aller.
- Il faut avoir du style. Et je veux dire, bin, c'est vrai quoi, non mais oui, quand même, il y a pas à dire, j'ai sacrément un bon coup de plume, enfin de clavier, vous aviez compris hein ;-)
- Ensuite, il faut, d'après moi, savoir regarder les choses autrement, avoir un regard différent sur les choses, et être curieux du monde qui nous entoure. Là aussi, je sais le faire. J'adore regarder, le soir, par les fenêtres des appartements, voir comment c'est chez les gens. Juste comme ça. Ou m'installer sur un banc ou à la terrasse d'un café (enfin, en c emoment, c'est plutôt dans le café), et regarder les gens à leur insu. J'avais même établi une relation de bon voisinage avec le vieux monsieur de l'immeuble d'en face, qui me regardait vivre et inversemment. Il était un peu comme le monsieur aux os de verre dans Amélie Poulain.
- Il faut aussi être prêt-e à partir à L.A. Là encore, pas de souci, j'ai un dossier entier avec tous les papiers à remplir pour partir, avec mon passeport et tout. C'est vrai que je préfèrerais, tant qu'à choisir, la côte Est, mais bon.
- De plus, j'oubliais, il faut être bilingue, et comme vous l'avez vu un peu plus haut, de ce côté ci, pas de soucy.
Pi, j'aurai encore une baignoire Spa à tester (et des animaux à sauver), mais sinon, à part tout ça, je suis prête. Enfin je crois. enfin...