Les p'tits cons !
Le mercredi, comme je le disais hier, je fais de la danse avec une prof de danse de l'université. Normalement, je fais un cours à 14h, et ensuite, je reviens vers 18h30, pour une répétition, avec la même prof, dans la même salle, avec le reste de la "compagnie" (on est 12, 11 danseuses et 1 danseur). Bref, hier, très motivée, je me décide à aller tester un autre cours de danse. Toujours la même prof, mais d'autres élèves. Je me pointe donc au cours de 17h, histoire de me faire un deuxième cours dans la journée. C'est un cours réservé aux étudiant-e-s de l'IUT.
Ca fait plusieurs semaines que ma prof nous dit que ces étudian-e-s sont "bizarres", mais je n'avais pas saisi, jusqu'à hier, l'ampleur de la chose.
Je n'ai jamais vu ça. Ni dans un cours "classique" à l'université (et j'ai donné des cours pendant cinq ans), ni dans un cours de danse, nulle part. Je n'ai jamais vu des gens aussi peu respectueux. Aussi infectes. J'ai fait la barre d'échauffement, soit 45 mn, avec eux. J'ai du prendre sur moi, pour ne pas leur dire de la fermer.
J'avais l'impression d'être dans une cour de maternelle. Ils parlaient pendant que la prof expliquait l'exercice, ils parlaient pendant l'exercice (je ne sais pas comment ils font). Ils n'ont pas cessé de parler durant tout le cours. Et l'un deux, un des seuls mecs qui m'avait tout l'air d'être un abruti fini a même suggéré à la prof de parler plus fort parce qu'il n'entendait pas ce qu'elle disait (tu m'étonnes). J'ai frôlé la tentative de meurtre. J'ai jamais autant serré la machoire pendant un cours de danse. Si j'ai des courbatures aux joues demain, ça sera de sa faute !
Mais le pire, c'étaient les filles. Celles qui nous dévisageaient. A priori, certaines d'entre elles ont "du mal" avec nous (les filles de l'atelier). J'en ai repérées (enfin toutes les filles de l'atelier ont vu la même chose) qui nous mataient de la tête aux pieds pendant le cours, tout en chuchotant (genre, "t'as vu, elle a un tatouage ??"). Autant dire que j'ai eu des conversations bien plus intéressantes dans la cour de l'école primaire dans laquelle je bossais à une époque, que les conversations de ces filles.
Bref, j'ai fini le cours épuisée, non pas par le cours lui-même, mais par ce brouhaha et cet irrespect des autres. Ca n'a fait que confirmer l'impression que j'ai depuis la rentrée. Je ne sais pas ce qu'on fait aux lycéens durant leur année de terminale, je ne sais pas quelle image ils ont de l'université, mais les étudiant-e-s de première année sont vraiment... graves ! Je crois qu'ils pensent que l'université, c'est cool. Ce qui est vrai, sauf que "cool" ne signifie pas que l'on a son diplôme sans rien faire. Assisté-e-s, feinéant-e-s, toujours entrain de négocier pour en faire le moins possible.
J'essaie de me "rassurer" en me disant qu'il semble que ça ne soit pas typique aux étudiant-e-s de mon université, puisque Monsieur mon Prof de Boxe m'a dit, dimanche, avoir remarqué la même chose dans ses cours. Effectivement, j'en ai repérés deux ou trois (que j'ai balancés d'ailleurs, mais il les avait déjà dans le colimateur :-), qui sont fatigués au bout de 3 abdos, et qui, en plus, se plaignent. Au secours !
Mouais.
En attendant, ils me gonflent.