Décalage...
A 22h45 hier soir, alors que je discutais avec une amie, perdues dans une conversation de filles, installée à une terrasse des Guiguettes, tout en écoutant de la (bonne) musique crachée par les platines d'un (bon) DJ, j'ai vu une partie des gens autour de moi stopper leur vie sociale pour regarder en face. En face, c'était Fourvière. Et son feu d'artifice.
J'ai arrété de parler et d'écouter pour regarder. 2 minutes. Et puis, je me suis retournée vers mon amie, et et nous avons continué à parler. Je me suis surprise à penser : "Mais j'en ai rien à foutre en fait de leur feu d'Artifice". J'ai vu des euros à la place des lumières multicolores, et j'ai eu les boules (c'est un peu con je sais).
Et puis, il s'est tourné vers moi, et m'a chuchoté : "Tu sais quoi ?" Oui :-) "En fait, j'en ai rien à foutre du feu d'artifice".
Pendant que certains avaient quitté la terrasse pour observer le ciel éclairé de 1000 lumières, d'autres ont continué. A danser, à boire, à manger, à sourire, à parler, draguer, observer, écouter... A vivre.
Ce fut sûrement la plus belle image de la soirée. On est restés à regarder, sourire aux lèvres, cette vision décalée.
Dans notre dos, des gens regardant leurs impôts s'envolant en lumières fumées. Devant nous, des gens qui dansent. Des gens de classes sociales différentes, d'âges différents, de couleurs différentes, venus de pays différents, etc. dansant sur la même (toujours très) bonne musique.
Et ça, c'était la plus belle image de la soirée. Loin devant.
Et ça n'a rien coûté.