A l'ouest

Publié le par Hello Stéphanie

(Attention, post fatigué et non objectif, n'accusant personne)

Je vis à l'Ouest. West Coast, Pacific Coast, des mots dont la sonorité transmet immédiatemment un peu de zen et de mer bleue dans les idées.
Je suis à l'Ouest. Bon dieu que c'est dur.
Question classique de l'expat de retour chez lui (on m'avait prévenue) : Mais qu'est-ce que je fous là ? C'est quoi ce monde ?
Je trouve la France grise. Je deviens déjà grise ou je rêve ?!
Les gens se plaignent.
La France immobile, toujours, coincée entre ses habitants qui veulent changer les choses quand ça les arrange, les fonctionnaires qui ne veulent pas renoncer à leurs privilèges, coincèe donc entre ceux-là et les politiques qui préfèrent plaire plutôt que prendre le risque de sauver ce qui reste de la France d'antan au risque de se faire détester. La France immobile, qui s'enfonce dans la pauvretè tout en essayant de surfer sur les restes de sa gloire passée.
La France que les touristes aiment plus que les français eux-mêmes.
Aujourd'hui, il en reste des rues dégueulasses, des gens qui se font plaisir à faire chier le monde. C'est fou comme en France on aime faire chier le monde, ou encore gruger... On sent le sang latin par là. Comme le non-respect des lois. On traverse où on veut car on emmerde les voitures, les gens roulent vite car ils emmerdent la police. On fume dans les lieux publics car on emmerde les non-fumeurs. Et il parait que personne ne respectera la loi au 1er février; Bin merde. Si ça marche dans les pubs irlandais et anglais, pourquoi pas chez nous ? 
Que d'énergie perdue. Et pourtant...
Paris donc. Les yeux qui brûlent à cause de la clope dans restos et cafés, les poumons qui étouffent. Le métro, vide ou bondé, finalement, c'est presque la même chose, je suffoque. Mon pote Guillaume, de Vancouver à Paris, m'a rassurée aujourd'hui en me disant qu'il avait ressenti la même chose en rentrant.
Même pas le goût de prendre mon appareil photo, fatigue, jetlag, stress de l'Ambassade.

Mon visa en poche (youhoo, un an !), je vais retourner à Lyon, rejoindre ma famille, et c'est bien ça le plus important de toute façon. Même si c'est dur.

Plus dur que je ne le pensais...
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S
Comme souvent, tu as raison Stéphanie.<br /> Ma réaction était juste semblable à la tienne, au fond, quand tu parles de tous les gens qui se plaignent en France, "rêvant de partir et ne le faisant pas" : si on y ajoute ceux qui sont partis, et qui continuent à passer leur temps à dénigrer leur pays d'origine, cela devient lourd...<br /> C'était juste cela, après chacun pense ce qu'il veut et dit ce qu'il pense, bien sûr (sauf ceux qui débitent quotidiennement ou presque des idioties, tout en expliquant qu'il faut les prendre au xième degré, bien sûr)  ;-)
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S
Perso, je prends ca pour de la lucidité et non de l'aigreur. On entend a longueur de temps des gens se plaindre en France, revant d epartir, mais ne le faisant pas. <br /> Et y a ceux qui, comme Aurélie, l'ont fait. Mais reste lucide, tout n'est pas rose non plus dans son Chez elle (notamment la poutine, enfin je dis ça...).  A Vancouver aussi, y a des trucs qui me rendent dingue, et j'aime dire que la-bas, y a des choses que je n'aime pas. Malgré tout, j'y suis plus zen, tranquille, amoureuse, reconuue socialement.<br /> Et faut être honnête, si je n'avais que du boulot la-bas, avec un bon salaire, mais rien d'autre, je n'y resterai pas pour autant. Le boulot ne suffit pas a rendre heureux, loin de là. Se sentir chez soi est primordial... Sans pour autant oublier d'ou on vient.<br /> ENfin je dis ça, je suis une très jeune expat, sans encore assez de recul...
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A
Je ne vois pas bien pourquoi le fait de dire que je me sens chez moi à Montréal devrait te degouter, toi, super Dupont, de la France, mais bon... Et à ta question je repondrais pas une autre : pourquoi cette agressivité? Qu'est-ce que ça peut te faire que je veuille partager mon sentiment d'etrangeté avec Stephanie? Comprends pas... Mais je ne vais pas polémiquer, hein, je suis pas chez moi sur ce blog ;-))
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S
Bien sûr Steph : c'est ton blog et tu écris ce que tu veux.<br /> En fait, je me suis mal exprimé : par le "vous", je m'adressais aux auteurs des commentaires précédents, qui en rajoutaient tous sur le thème, et que je trouvais incroyablement lourds (par exemple celui d'Aurélie, qui entre "chez elle" au Canada, mais qui se plaint dans son blog de ne pas y trouver de boulot)...<br />  
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S
paske un blog c'est fait pour écrire ce qu'on veut; quand on veut :)<br /> Et paske si tu lis les autres posts, tu liras que malgré tout, je continue a y aimer certaines choses.<br /> et paske ma famille reste en France.
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