Et merde !

Comment ça je suis grossière ? Ca vient du coeur, désolée.
Ca faisait un moment que j'avais réussi à échapper aux coups de poings dans le nez, aux coups de pieds sur le tibia, et donc aux bleux et autre petites brûlures... Bin oui, en cours de boxe, on n'est plus beaucoup, on commence à bien connaître la boxe de chacun, et surtout on a appris à éviter les coups... Enfin bon, ça faisait un moment que je faisais mal, sans me faire (trop) mal. Eh eh.
Manque de bol, mais j'aurais du m'en douter, vu la conjonture actuelle (ouiiiiiiin), hier, je suis allée essayer, sur invitation de PdBF (avec deux autres élèves), un autre cours, dans un autre club. Histoire de voir si on aurait l'air ridiciule si on changeait de club l'an prochain.
Ca fait des mois qu'on parle de cours d'essai, je m'étais préparée psychologiquement à en chier grave (vu la différence de niveau), à en prendre plein la gueule, et puis j'avais fini par oublier. Manque de bol donc, PdBF décide hier midi que ça serait le soir même. LA semaine ou je n'ai pas boxé depuis 10 jours, ou je n'ai pas fait de sport depuis une semaine, et surtout LA semaine ou il fait 35° (et oui le Rhône est en état d'alerte...).
Bref, moi, conne inconsciente courageuse, je me dis que je vais d'abord aller à mon cours habituel, à 19h, histoire de me remettre dedans, et que j'irais après, fraîche comme un pétale de rose au deuxième cours. Quand je vois qu'aucune des deux autres filles invitées au deuxième cours ne sont là, et surtout, quand je vois la tête de PdBF me voyant au premier cours, je me dis que je me suis peut-être un peu emballée. Mais ça, c'est tout moi. Il me dit de me réserver pour le deuxième cours, impossible, c'est tout ou rien.
Du coup, au bout d'une heure, j'arrête. Le temps de récupérer pour le deuxième cours de la mort qui tue sa mère. Quelle bonne idée j'ai eu (pour une fois, je vous le fais pas dire).
Dans la salle du deuxième club, il fait 35° degré, un four. Pim pam poum, finalement, ça va. Je m'en sors. Enfin, tout se gâte les 15 dernières minutes. Complètement assomée par la fatigue chaleur, et la légère envie de vomir (j'en suis à deux litres de flotte dans le bide, et même pas envie de faire pipi... et toujours pas depuis, j'ai tout éliminé en sueur ! Bref), les coups entrent comme un couteau dans du beurre. Et un crochet dans la tempe, un uppercut dans le nez, un coup de pied dans le tibia (merci pour le bleu, ça va être sympa ce week-end). Et le gars qui me demande "Tu me dis si je tape trop fort hein". Et moi, avec cet espèce d'honneur mal placée "Non non, ça va, j'ai juste la tête qui tourne un peu avec tes putains de coups à la con la chaleur".
Enfin tout ça pour dire que le mental et la hargne, ça fait faire des trucs de ouf (ptite dédicace à David !).
Sur ces sages paroles, je vous souhaite un très bon week-end. Moi, je serais dans l'eau en Ardèche.
La biz