2 ptites semaines et puis s'en vont
Bon bin voila. L'appartement s'est vide en a peine une heure, soudain les valises etaient pretes, il etait l'heure de partir et deja les larmes etaient au coin des yeux.
Et puis ce foutu aeroport. Les derniers calins, petits mots doux, et c'est l'heure. Et puis, pour la premiere fois, les yeux de mon pere qui brillent, petit detail qui suffira a ouvrir les vannes de ces dernieres semaines ou se sont cumules stress, fatigue, accrochages, et maladie (je me traine une enorme bronchite depuis 1 semaine, gene j'ai fume 3 paquets de clopes par jour pendant 20 ans). Et puis, cette espece de froideur devenue quasi quotidienne (a moins que je me fasse des films) du Cheri, pas sa main chaude dans la mienne, pas un mouchoir tendu, un calin. Demerde toi avec tes larmes et ta famille.

En meme temps, je suis arrivee ici seule, preparee et motivee pour me debrouiller seule. Alors quoi ? C'est pas un petit caca nerveux qui devrait me ralentir ? Bin si. J'avoue que ce soir, j'ai bien pense a rentrer au bercail. J'aurais ete bien au chaud, dans ma chambre sous les toits, au telephone avec une amie.
Et puis, y a quand meme une ptite voix qui essaie de se faire entendre. Respire, profite, arrete de cogiter. Et puis de toute facon, j'avais rompu avec La NPE, hors de question de la revoir.