Garden State, 200ième
Ce soir, je suis allée voir Garden State, le premier film de Zach Braff avec lui-même et Natalie Portman. Dès les premières images du film et les premières notes de musique, l'émotion est là. Je sais déjà que ce film va non seulement me plaire, mais me transporter. Ailleurs. Il y a des films comme ça, où dès le début, vous sentez qu'il ne vous en faudra pas plus pour plonger dans l'univers qui vous est offert, l'espace de deux heures...

Et je n'avais pas tort... Cold Play et son "Don't panic" m'emmène dans l'univers décalé de Braff. Un peu comme j'ai pu voyager avec Carrey dans My Eternal Sunshine...
Une rencontre surréaliste, mais magnifique, une histoire qui se construit petit à petit. Une histoire parsemée d'anecdoctes complètement délirantes, et de purs moments de poésie. Des images d'une telle intensité, servies par une BO géniale et surtout par des interprètes justes : Braff, auteur, réalisateur et acteur est excellent, dans le rôle de cet acteur revenu dans sa ville natale pour enterrer sa mère, et qui va rencontrer, sans s'y attendre, Natalie Portman, éblouissante.
Les choses sont racontées et filmées avec beaucoup de simplicité mais avec une telle poésie... à en pleurer. Et c'est ce que j'ai fait. Pendant, après et maintenant (je devrais peut-être arréter Cold Play). On est loin d'un romantisme neuneu à l'eau de rose, on est dans une histoire d'amour qui se construit au fil de petits évènements non appropriés (ridicule, mort, etc.), mais qui aboutit finalement à quelque chose de solidement beau.
Je réalise que cet article est mon deux-centième. 6 mois et 200 articles. Pour parler de tout et (surtout) de n'importe quoi. J'espère que pour vous, ça va toujours... Moi, ça va.
Un 200ième article. Je suis heureuse que ce soit pour parler d'un film que j'ai déjà envie de revoir.
En attendant qu'il se passe quelque chose d'aussi palpitant dans ma vie... "We live in a beautiful world *" me dit Chris Martin.

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Bones sinking like stonesAll that we fought for
Homes places we've grown
All of us are done for
And we live in a beautiful world