Ces films qui...
Ces films qui ont marqué notre vie, ces films qui, à un moment précis de notre petite vie, nous ont émus au point d'avoir besoin de les revoir régulièrement. Ces films qui sont venus apporter une pierre (même petite) à la construction de ce que nous sommes aujourd'hui, parce qu'ils nous ont changés à vie, parce que les dialogues sont devenus cultes, ou parce qu'ils nous ont permis de découvrir une belle personne, artiste ou non. Une belle personne, une belle histoire, qui depuis, nous suit, même de loin... Des émotions fortes et de la poésie.
![]() | Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué fait partie de ceux-là. Ce film m'a permis de découvrir une histoire magnifique, et un auteur bouleversant, Howard Buten, ainsi que son personnage, le clown Buffo. Depuis, j'ai beaucoup lu ses romans, j'ai vu Buffo sur scène. C'est magique. Howard Buten est magique. |
| Van Gogh, de Pialat, avec Dutronc. Dutronc sans lunettes noires ni cigare, le visage émacié, à vif. La dernière image du film, "Vincent Van Gogh ? C'était mon ami" me poursuivra longtemps. Depuis, j'ai aimé ses toiles autrement, et plus de dix ans après, c'est toujours mon peintre préféré. |
Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir. Ethan Hawke était déjà là, bouleversant dans le rôle d'un ado mal aimé, mal dans sa peau. "Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas découvrir, à l'heure de ma ma mort, que je n'avais pas vécu".
Arizona Dream de Kusturica. Un ovni jubilatoire, tendre et dur à la fois. Magnifique.


"Si tu veux connaître l'âme de quelqu'un, demande lui à quoi il rêve"...
Virgin Suicides, de Sofia Coppola. Une histoire hallucinante, comme suspendue à un fil. A chaque fois que je le regarde, je me laisse prendre dans les mailles tissées par la réalisatrice, et espère toujours que la fin sera différente, qur tout aurait pu être différent... Le roman est magnifique aussi, forcément.

Amélie Poulain, vu et revu. Pour moi, tout est culte dans ce film. La musique, chaque personnage, Amélie, Nino Quincampoix (comme la rue), chaque lieu (le canal St Martin, Montmartre), chaque scène... Tout est gravé dans ma tête, comme si j'avais vécu ces instants de vie...

Eternal Sunshine of the spotless mind. Une perle dans un écrin, un bijou. Ce film m'a complètement chamboulée, et depuis, je n'ai rien vécu de cinématographiquement aussi fort. Enfin bientôt en DVD, chouette !

Réservoir Dogs. Rien à voir avec les autres films, mais quel choc. Je ne me lasse pas de ce film. Quel plaisir à revoir ce film. De la jubilation totale. Et la découverte d'un nouveau genre que j'adore.

![]() | Et enfin, Les nuits fauves. Cyril Collard, Romane Boringher. Le sida. Voir et revoir ce film avec toutes ses faiblesses et ses clichés, mais aussi avec tellement d'émotions fortes. Je me souviendrais toujours de ce jour où Cyril Collard est décédé. C'était en hiver, il y a 12 ans. J'étais à la montagne. Je venais de me lever, je buvais mon chocolat chaud. Ma grand-mère est partie dans la salle de bains, laissant la radio allumée. Quand elle est revenue, je pleurais. J'ai juste réussi à lui dire "Il n'a pas attendu les césars" (c'était quelques jours plus tard, il y a reçu le césar du meilleur premier film et celui du meilleur film, sans oublier, la magnifique Romane...). Alors, Cyril, l'ange sauvage, où que tu sois, sache que 12 après, je ne peux écouter la BO des Nuits Fauves, dans laquelle tu chantes de ta voix rauque "Là-bas dans mon rêve, Quelqu'un s'envole avec moi", sans pleurer... |
"Pourquoi toujours courir, quêter, chercher ? Pourquoi ne pas s'installer dans un coin comme ici et attendre que le bonheur vienne de lui-même ? "
(L'ange sauvage, Cyril Collard)

