De fil en aiguille
Minuit 45, je rentre de ma troisième soirée très sympa de la semaine. A chaque fois différente, à chaque fois drôle, enrichissante, tardive (enfin, hier, battue le record, 4h30), amicale, tendre, défoulatoire (mais jamais assez), etc etc.
Je rentre avec une musique dance dans la radio de la voiture, j'ai envie de danser (comme tous les jours en fait, mais bon). Alors je me dis que j'ai hâte d'être à la semaine prochaine, pour la fête de ma soeur, et à la semaine d'après, pour ma fête. Et puis je me dis que j'aimerai bien avoir, là, à côté de moi, un namoureux, pour prolonger les bons moments de cette soirée, papoter encore, rire, écouter.
J'arrive chez moi, mon matou réclame son câlin, moi aussi, et je me dis que c'est dommage. Dommage qu'il manque ces petits quelques choses qui pourraient me faire vouloir rester. Un peu plus d'amour, et un peu plus de travail, le nécessaire pour ne pas avoir envie d'aller voir ailleurs si j'y suis, et pour savourer à 300 % ce que j'ai ici. Les ami-e-s. Je me dis que j'ai de la chance d'avoir ces ami-e-s, ces copains, copines, ces soirées avec eux, ces sms et ces appels qui montrent qu'on pense à moi, mes propres sms et mes appels, mes petites attentions. Je me dis que j'ai de la chance de les avoir, alors pourquoi partir ?
Parce qu'il manque ce bout de reconnaissance, ce petit peu d'amour, cette réussitte. Parce qu'il reste des bouts d'échec, des souvenirs de mensonges, ce zeste de souffrance.
Et puis, je me souviens aussi que c'est avant tout un rêve de gosse, une envie de magie, de (re)découverte, d'aventure. De vivre. Et c'est finalement le plus important, non ?
De quoi sécher ces quelques larmes.