Chaud/Froid
Ce matin, mon dieu que ce fut difficile de mettre un pied hors du lit (et j'en connais qui ont trainé jusqu'à point d'heure. Enfin je dis ça, je dis rien). Bien au chaud sous la couette, une boule de poils roulé à côté de moi, à ronronner... Et une grande envie de câlins (pour changer depuis qqs semaines jours - ça doit être le dernier album d'Olivia Ruiz qui me fait cet effet). C'est là que je me dis, c'est quand même bien agréable d'avoir une moitié, au moins pour ce moment là (oui, je sais, c'est aussi agréable pour d'autres raisons... Faire réparer mon VTT, changer la lampe de ma cuisine, porter mon sapin de Noël, etc.). Non, mais c'est vrai, je pourrais au moins réclamer les câlins dont j'ai besoin. En plus, comme de par hasard, je "croise" en ce moment tout plein de garçons "moelleux". J'appelle "moelleux" les garçons 1- Que vous avez envie de prendre dans vos bras tellement ils sont "touchants", et 2- A qui vous réclameriez bien qu'ils vous prennent dans leurs bras, tellement ils sont... moelleux !
Bref, passons (pfff).

Je finis par affronter le froid, rapporter chez mes parents leur voiture prêtée pour le we. J'en profite pour faire ma gym au chaud (mon père est un grand malade qui a fait une salle de gym dans la cave. Bien pratique en hiver, avec tapis de course, vélo, muscu, barre pour danseuses, sac de frappe, etc.). Au moment de récupérer un vtt pour rentrer chez moi et affronter le froid, je commence à fouiner. Ma mère a cela de génial qu'elle a gardé la plupart de nos jouets d'enfance. Je me décide à ouvrir un de mes vieux coffres à jouets (orange, type 70's, magnifiquement laid)... Vous vous rappelez sans doute la très émouvante scène d'Amélie Poulain, dans laquelle, monsieur Bretodeau voit sa vie basculer le jour où Amélie lui offre une boîte à souvenirs, contenant des bouts de son enfance...

Dans ce coffre orange, j'ai retrouvé des vieux puzzles. Les puzzles de notre enfance que l'on a fait et refait des dizaines de fois, mais qu'on finit par oublier en grandissant... Plus je soulevais les boîtes, plus je revenais en arrière. Jusqu'à la boîte du fond, celle de mon vieux puzzle Disney... J'ai eu exactement le même choc que ce monsieur Bretodeau, les mêmes larmes. Je suis restée une vingtaine de minutes à pleurer devant cette boîte, assise sur mon coffre orange, au fond de la cave silencieuse...
J'ai finalement trouvé le courage d'affronter les 5 degrés histoire de rentrer chez moi, m'atteler à refaire ces puzzles en buvant un thé. A l'heure qu'il est (19 h), j'en suis toujours au premier !! Punaise, ils étaient vachement durs !
Je suis donc rentrée en vélo, et je me suis bien gelée les fesses. Alors, si vous avez croisé un glaçon roux cet après-m', sur un vtt, avec des gants troués (Note pour la prochaine fois : éviter les gants troués en hiver), un nez rouge-clown (j'ai la crève depuis 3 jours), des yeux complètement bouffis, avec un petit sac à dos dont dépassaient des puzzles datant de 20 ans, vous inquiétez pas, ce n'était que moi ! (Bon en même temps, ça fait pas rire. Depuis que je sais que Kitof habite à côté de chez moi, j'avais la frousse de le croiser dans cet état !!)
Sur ce, bonne fin de week-end, bon lundi (moi, après avoir enseigner le français des affaires à des cadres sup, c'est Zy va-ma vie dans le quartier toute la semaine prochaine).