Toi même !
Le jour où je me suis fait traitée de p*te en pleine rue.
Et où ça a failli être le jour des claques poings
Alors voilà... Je traversais une passerelle qui m'amenait au-dessus du Rhône jusqu'en centre-ville. Je double deux ptis cons, qui commencent immédiatement à m'interpeller. Du moins, un seul. L'autre avait un peu honte je crois (et je comprends). Ca a commencé par une interpellation, je dirais "basique" : "Et vas-y file moi ton numéro, allez ! ". Mais bien sûr, et la marmotte... Au bout de la troisième fois, je me retourne, et lui demande en souriant (la Stéph, sympa jusque là, genre tout va bien je vais bien) si son plan marche d'habitude avec les filles, parce que là, j'ai comme un doute. Le ptit con n'assume même pas ses propos, il fait comme si c'était son copain qui me faisait chier : vous savez, ce que les mecs font à 10 ans 1/2 quand ils emmerdent une gamine (c'est là que je comprends que je ne risque pas non plus grand chose avec ces deux blaireaux).
Je repars, et ça repart. Entre les "File moi ton numéro" et les "Montre moi ton string" (fallait venir le jour où je suis passée sur une bouche de métro, c'est tout. Eh eh), je commence à criser. Je me retourne de nouveau, lui demande si c'est une façon de parler aux filles (non mais c'est vrai quoi), qu'il fallait qu'il se calme un peu, et je repars.
Et ça repart (ouiiiin) : "File moi ton numéro ou je t'arrache ton sac". J'aimerai bien voir ça tiens. En général, quand on parle gentiment avec ce genre de petit con, il se calme, voire même s'excuse. Mais là, je sais pas, en 15 ans d'emmerdement régulier avec ce genre de petits cons, c'est la première fois que, bin, que je tombe sur un aussi con !!
Je l'entends marmonner en se marrant : "Ptain, elle a du caractère, j'aime bien !". Là, j'ai envie de lui balancer : "Et mon point dans ta gueule, c'est du caractère ??", pi non. Je continue mon chemin, et l'abruti continue aussi derrière moi à se marrer comme un espèce d'ado attardé de 12 ans. Je finis par m'arrêter, me retourne, fonce sur lui, le regarde, et lui demande de me dire en face ce qu'il marmonne : "T'as même pas le courage de me dire en face. Vas-y, dis moi, c'est quoi ton problème ?". Et le ptit mec qui continue à se retourner vers son pote, genre "Mais c'est lui euuuh". Arf, affligeant. Je lui suggère de m'oublier, et je biffurque à gauche.
Les deux traversent la route, et là j'entends la lâcheté dans toute sa spendeur. En pleine ville, à 18h, le mec me balance en criant au milieu de la rue : "Sale p*te !!". Ah ah ah. Il a bien attendu que je sois assez loin, et assez pressée pour ne pas y retourner et lui en coller une, parce que si je n'avais pas eu ma conférence de presse, mon état de crise m'aurait fait y aller sans réfléchir, juste histoire de bien le ridiculiser devant tout le monde. En même temps, tout le monde s'en fout, personne n'a bougé.
Mais j'étais à la bourre. Alors je me suis retournée, et je lui ai répondu : "Ca va pas la tête ?!" "C'est toi qui l'as dit c'est toi qui l'es" "Je te retournes le compliment Du Con". Bon OK, "Du con" date des années 80, mais pour le reste, je trouve que c'était pas mal, ma petite réplique, non ?
Evidemment, parce qu'une merde n'arrive jamais seule, alors que j'étais entrain d'envoyer un texto à un ami, histoire de faire partager mon état de Femme-au-bord-de-la-crise-de-nerf, un espèce de vieux me sort, au passage piéton :"ooooh mademoiselle, je viens juste de couper mon téléphone, et vous m'appelez !". J'hésite entre lui envoyer mon téléphone dans la gueule et ne rien dire, j'opte pour la deuxième solution. Alors évidemment, monsieur trouve que les gens, aujourd'hui, ils sont pas polis parce que je réponds pas. OOOOOUUUUIIIIIIIInnnnn. Obligée de lui dire que c'est pas le moment, tu vois là.
Heureusement, dix minutes plus tard je buvais un Perrier Tranche dans un grand hôtel, au chaud, tout en partageant des caouètes avec Josiane B., actrice de son état.
Merci Josiane !
[Promis, j'arrête les posts trop longs après !!]