
J'ai passé un 1/3 de ma vie à faire des études supérieures . Arrivée à bac + 5, j'ai eu la soudaine impression que mon sujet de recherche était très intéressant et j'ai senti que je devais continuer. Pour la recherche (c'est beau :). Ensuite, j'ai vraiment eu l'impression d'être importante quand l'Etat a investi sur moi par le biais d'une bourse d'étude, destinée à me permettre de faire ma thèse dans les "meilleures" conditions, c'est-à-dire sans avoir à travailler à côté. En plus, j'étais chargée de TD!! On m'a dit: "Vous êtes la crème de la crème". Aujourd'hui, on me dit "Mais vous êtes trop diplômée mademoiselle !". Quand je vais à l'ANPE, on me dit "un Doctorat en science du langage ? Mais c'est pour faire quoi ?". Ca me rappelle Agnès Jaoui dans "On connaît la chanson", dans lequel elle joue une étudiante en doctorat dont le sujet est quelque chose comme "Les chevaliers de l'an mil au lac de Paladru". Quand J.-P. Bacri lui demande (comme tout le monde) "Mais à quoi ça sert ??". La réponse fut plus rapide à dire que le tire de la thèse en question: "Pour faire parler les cons". Vous croyez que si je dis à ma conseillère ANPE, elle va mal le prendre ?
Et chaque année, à la fac, il y a de nouveaux étudiant-e-s de DEA qui sentent soudainement que leur sujet de recherche est important et qu'ils se doivent de continuer... La société de consommation à l'état pur.
Sauf que moi, comme disait l'autre (je crois que c'est Princess Ericka, nan ?) Faut que j'travaille ! Je dirais même, Je veux travailler !
La bonne nouvelle de la journée, c'est que j'ai appris que le site du Ministère de la justice est à jour, mais pas pour tout. Par exemple, il est à jour pour la date du concours de greffier (perso, j'm'en fous), mais pas à jour pour le concours d'éducateur de la PJJ. C'est ainsi que ma grande motivation pour préparer ce concours s'est soudain trouvée anéantie par la voix d'une gentille dame (que je hais un peu quand même) qui m'a dit au téléphone, de façon très calme et détendue (ça se travaille beaucoup dans la fonction publique): "Mais c'est trop tard ! C'était jusqu'au 15 novembre ! Le site internet ? Mais il n'est pas à jour :)" (Evident, j'aurais du y penser). J'ai donc ensuite hésité un long moment entre :
1- Me jeter sous le tram du campus de Lyon 2
2- Me prendre une bonne cuite (ça attendra samedi soir)
3- Manger 3 kg de chocolat et me faire exploser devant le ministère en question.
Qu'en pensez-vous ?!!
J'ajouterai bientôt une rubrique CV à la dérive (quand j'aurais trouver comment faire :), j'y déposerai le mien, et si vous voulez déposer le votre, faites le moi parvenir :)
Demain, je bosse moi ! (d'ailleurs, faut pas que j'oublie de me lever)
Et bien oui, j'ai l'habitude de faire tout l'inverse des autres, même question Boulot. c'est la mode d'avoir un CDI (voire un CDD), moi, je suis au chômage. Les gens travaillent, en général (sauf les commerçants les pauvres), la semaine, moi, je bosse le samedi. Oui mais, c'est seulement pour trois samedis, ensuite, c'est ce que j'aime faire, puisque c'est de l'enseignement (je vais apprendre aux ptit-e-s étudiant-e-s de 1ère année à se servir de leur Environnement Numérique de Travail),

et enfin, c'est plutôt bien payé (loin d'être négligeable vous me l'accordez). Et puis j'oubliais, ça fait travailler mes neurones (avec tous les coups que je me prends à la boxe, il est temps que je vérifie que mon cerveau fonctionne toujours bien)!
Et puis ça me permettra d'apprécier encore plus la soirée de ouf qui m'attend demain soir, et qui sera narrée ici dimanche... C'est LA soirée de l'année à laquelle vont débarquer des centaines de personnes, venues de toute la France juste pour faire la fête. C'est la soirée où l'on va fêter les médailles olympiques des rameurs français, dont

Je vous laisse imaginer ce que peuvent donner 150 rameuses (ou ex comme moi ;) et rameurs qui se retrouvent pour fêter leurs champions olympiques. Il y a 4 ans, à la fin des JO de Sidney, la soirée a fait parler d'elle dans les clubs de toute la France pendant longtemps... Chaque fois que mes coéquipières et moi arrivions sur un bassin pour une compétition, c'était "Ah c'est vous les filles, qui avez...". Et puis surtout, les charmants garçons d emon club vont nous faire un petit show comme ils savent bien le faire, genre comme dans ce film.
Promis les filles, y aura des photos !
Sur ce, bon week-end à vous :-)
... Ou seraient-ils vraiment faux-cul ???
Telle est ma question après avoir (enfin) fini 3 semaines (le samedi matin :) de formation informatique destinée aux étudiant-e-s de première année.
Je m'explique.
Durant cette dernière matinée de formation, l'exercice à faire était d'utiliser les outils de communication que sont le forum et le chat (via le serveur de l'université) au sein d'un groupe de travail créé de toute pièce par moi pour les besoins du cours.
La consigne était :
"Vos premières impressions sur l'université : nouveau RU, nouvelles têtes, etc : Laissez ici vos premières impressions sur l'université".
Je ne saurais donc résister au plaisir de partager avec vous quelques perles, les plus drôles et les plus sympathiques (et ce, avec TOUTE l'objectivité qu'une enseignante se doit d'avoir).
Il faut peut-être que je précise ici que j'ai rapidement ajouté une deuxième consigne :
"Laissez parler votre créativité. Vous avez le droit de critiquer le système universitaire, la fac, les cours, mais pas moi :-)".
Nan parce que je ne sais pas de vot'temps, mais du mien, on parlait bien aux profs !!
Sur ces quelques précisions, voici les perles en question :
Nouvelles impressions !!
Bon bin voilà, mon premier message a été supprimé sur les conseils de notre professeur!! MAIS C'ETAIT PAS LE BUT........donc voilà, c'était super, merci pour ce super stage TICE super enrichissant pour nous tous, surtout pour Stéphanie, qui elle, est payée !! vive l'université Lyon2 , c'est vraiment trop cooool ! Benoît
C'est trop bien quoi !
Merci à vous tous pour ce bureau virtuel qui changera la vie de tous!!!!!plus qu'3 heures les copains!
Thibault
Stéphanie
Je vous aime!
Hugo
(Celle-là, je l'adore !!)
RE : Stéphanie
Je vous demande de vous arrèter!
Fréderic
240 minutes de bonheur
Il manque plus qu'Arthur et c'est bon
Sébastien
Café
Qqn aurait-il l'adresse d'une machine à café ouverte le samedi matin??
Hugo
RE : Café
Dans notre monde individualiste ,apporte ton thermos.
Fréderic
Wehou!
Ben en fait, je voulais remercier stephanie, car à mon avis ça doit plus l'emmerder, que nous de venir les samedis matin. Stephanie merci à toi....
Frédéric
(Sur ce coup là, il a pas tort, surtout quand t'es sortie la veille)
Et le mot de la fin pour Hugo
C'est....
Bien.
Je crois que mon entretien d'embauche de ce matin peut se résumer à ça : même pas peur.
Ne nous réjouissons pas trop vite, ce n'était qu'un entretien pour bosser pendant les vacances scolaires dans un centre social de Lyon. Même pas peur, mais pourquoi donc ?
- Même pas peur du local qui ressemble à un blocaus (carré, bétonné, porte verouillée de l'intérieur) dans lequel j'ai rendez-vous pour l'entretien.
- Même pas peur des tours qui entourent ce local. Tiens, une cafetière par terre. Tiens, une voiture désossée.
- Même pas peur de la tranche d'âge avec laquelle je risque de travailler : 12-18 ans.
- Même pas peur de travailler avec des garçons de 16-18 ans qui ne voudront sûrement pas faire de la poterie au centre social (on m'a vraiment posé cette question).
- Même pas peur des grands frères qui dealent dans les quartiers pour vivre (je ne fais que rapporter l'un des problèmes du quartier).
- Même pas peur des risques de me faire taper dessus (je vais peut-être me faire recrutée grâce à la boxe française qui sait).
- Même pas peur de partir une journée au ski avec des jeunes qui ne voient la montagne qu'à la télé.
- Même pas peur d'apprendre les bases de la danse urbaine à des ados.
Ne vous inquiétez pas si vous me (re)trouvez, lors de notre week-end Bloggônes, à parler "zy va", "niktareum", "ta mère en tong", "La Mecque", etc (ils me déteignent vite dessus !).
"Vous n'êtes pas qualifiée" : C'est ce qu'on m'a annoncé, par mail, il y a deux semaines. Je n'en ai pas parlé avant (même ma mère ne le sait pas !), parce que je n'avais pas envie de parler à chaud de cette (très) mauvaise nouvelle (à la place, me suis défoulée à la boxe, na !).
Mon dossier pour obtenir la qualification aux fonctions de maître de conférence (vous savez ce foutu dossier envoyé juste à temps...) a été rejeté. La commission a estimé que mon doctorat et mes quatre années d'enseignement à l'université ne suffisaient pas pour me rendre apte à enseigner et faire de la recherche. Merci d'avoir joué, retentez votre chance l'année prochaine. Et merde (j'espère bien avoir trouvé un job d'ici là).
Ces 15 jours de silence autour de cette nouvelle ne m'ont pas permis pour autant d'avaler la pilule. Comment digérer un truc pareil ? Un truc avec autant d'enjeux. On ne le digère pas, on apprend à vivre avec cet échec, et surtout, cette frustration. C'est vrai qu'en soi, ce n'est pas si grave. Je n'aurais même pas été convoquée aux oraux sur les deux postes qui seront probablement ouverts pour la rentrée 2005.
Mais tout de même. Ce que je trouve lourd à digérer (en plus de ce que j'ai mangé ce week-end à Lille [d'ailleurs mes -sans me vanter- très belles photos seront en ligne demain ou après-demain]), ce sont toutes les interprétations et les leçons que l'on peut tirer de cette nouvelle. Et c'est bien ça qui me fout le cafard.
On m'a financée pendant cinq ans pour que je fasse ma thèse dans les meilleures conditions qui soient, et aujourd'hui, on ne me donne même pas ma chance. Je ne peux même pas aller postuler sur un poste. C'est comme si, finalement, ma thèse n'avait servi à rien (un peu quand même mais bon), et qu'on me disait aujourd'hui : "Bon allez, passez à autre chose maintenant, vous ne nous êtes plus du tout utile".
Je vous rassure, c'est aussi ce que je me suis dit en lisant ce mail. Il va vraiment falloir passer à autre chose. C'est un signe. Mais je veux bien, moi ! Ce qui est dommage, c'est que j'ai mis des années à savoir ce que je voulais faire, ce que j'aimais et savais faire, et on ne veut pas que je le fasse. Ouiiinnnnnnnn.
J'ai fini coûte que coûte cette thèse qui me sortait par les trous de nez (et ça fait mal, je vous le dis !), et on m'enlève la satisfaction de l'avoir finie, on me renvoie en pleine figure son inutilité.
Heureusement que je suis assez forte (enfin, en fait, j'y pense pas) pour, malgré tout, passer au-delà de cela, et continuer à espérer que je serais, un jour, utile, quelque part, dans le monde du travail, et espérer qu'on arrêtera de me dire que je ne suis pas assez qualifiée pour enseigner à l'université mais trop diplômée pour faire autre chose.
J'aimerais juste avoir l'impression que mes capacités et talents peuvent donner envie à des employeurs de les utiliser et de me faire confiance. C'est tout. Siouplé, allez...
(Photo : H. Cartier-Bresson, 1947, New-York City)
W/EasternPromises