Lost in Vancouver

  


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Canada, j'arrive !

Lundi 27 décembre 2004 1 27 12 2004 00:00

  Alors comme je suis devenue LA spécialiste en France, de la blogosphère, de chez moi du sujet "Comment partir au Canada sans travail", voici quelques liens archi utiles (de toute façon, chez moi, y a que de l'utile ET de l'agréable... si si !).


Pour vous situer, j'ai cherche un job à l'étranger (Particulièrement au Canada et aux Etats-Unis, mais j'ai aussi cherché en Australie, Nouvelle-Zélande, Norvège, Lille .. ah non Lille, c'est pas l'étranger) pendant plus d'un an et demi entre 2004 et 2005. J'ai meme failli partir en 2004 au Canada, pour bosser avec des gosses dans un grand parc à 80 km de Montréal. Sauf que je pensais à l'époque que je trouverais un boulot en France. Cela me faisait rentrer à la fin de mes droits au chômage. Cela m'a paru trop risqué de revenir sans rien (c'est con en fait comme raisonnement maintenant que j'y pense). J'ai lâché l'affaire. Et manque de bol, pas de boulot en France.


J'ai ensuite commencé à regarder pour demander à m'expatrier, en demandant un visa de résident permanent. Mais comme l'a fait remarqué
Aurélie au Canada, c'est long et douloureux casse-c***. En gros, la demande classique federale prend 3 ans en moyenne.


J'ai postulé à des dizaines d'offres d'emploi au Canada, histoire d'avoir un visa de travail (donc temporaire). Rien.
Oui parce que si l'on veut être embauché-e au Canada, de France, c'est compliqué pour l'employeur : il faut qu'il prouve par A + B que vous seul-e est apte à faire ce travail, et pas un canadien. Autant dire que ça devient vite compliqué et décourageant, à moins d'être hyper spécialié-e. En plus, cela coute cher pour l'employeur, il faut qu'il soit assez gros pour se payer des avocats qui feront les demarches.


J'ai donc cherché, et j'ai fini par trouver : le Programme Vacances-Travail, ou le PVT pour les intimes. Le Canada et la France ont des accords, qui permettent aux 18-35 ans de partir au Canada, avec un visa ouvert, c'est-à-dire un Visa temporaire de travail, valable sur tout le territoire. Pour y avoir droit, rien de plus simple. Avoir moins de 35 ans donc, être prêt à partir de 6 mois à un an, avoir une assurance internationale, justifier de 3 x 700 euros de revenus pour les trois premiers mois, et c'est parti. Ce visa permet donc d'arriver sur le territoire canadien pour une assez longue période, sans travail, et de pouvoir trouver sur place. Et effectivement, depuis que j'ai précisé sur mes CVs que je serais titulaire d'un visa de travail en arrivant, c'est beaucoup plus simple... Encore que, faut pas rever, on ne vous embauchera pas a distance !

Mais attention ! Depuis que je suis partie en PVT en 2006 les choses ont bien changees, et le visa est devenu TRES populaire, TRES demande, et vu qu'il n'y a seulement que 7000 (je crois) Visas Vacances Travail ET de perfectionnement, les quotas sont vite remplis. N'attendez pas Mai pour demander votre visa, ce sera trop tard. EN plus, votre Visa ne demarre qu'une fois que vous arrivez sur le territoire, alors ca vous laisse du temps pour vous organiser.


De plus, le PVT peut etre rallonge (par le visa de perfectionnement), si votre employeur est d'accord pour vous garder. Il vous signe une lettre comme quoi il vous garde (mais qui ne l'engage a rien vis a vis du pays ou je sais pas quoi, c'est juste une lettre), vous retournez a l'Ambassade (vous devez etre en France pour le demander.. encore que ca a change depuis 2006 !!!), et on vous redonne un visa d'un an (reconductible 6 mois, cette fois du Canada, soit 18 mois de bonus au total). C'est rapide. Le hic, c'est que ce nouveau de visa n'est pas ouvert. Est inscrit le nom de votre employeur (mais vous pouvez en changer en cours de route). A mon epoque, 2007, je suis venue avec 2 lettres de 2 employeurs lors de ma demande et les 2 ont pu etre inscrits sur mon Visa. Pensez-y si vous etes enseignant par exemple).


Pour ce qui est de la residence permanente federale classique (procedure assez longue, comptez $1000), quebecquoise (puis federale. Cad que vous postulez d'abord au Quebec qui pre-selectionne elle-meme ses candidats, c'est donc plus rapide) ou la nominaton par une province (puis federale. Idem, la province pre-selctionne les candidats dont elle a extrement besoin et qui ont deja un job a temps plein au Canada et qui ont besoin d'un visa illico presto pour rester travailler), tout est sur le site de l'Ambassade du Canada.
Vous trouverez sur le net tout ce dont on a besoin pour s'expatrier (sites officiels, forums specialises, etc.).

Un blog n'est et ne reste qu'une experience subjective. Chacun ayant un parcours different, on ne peut en tirer des generalites...

 

Voici donc quelques liens qui peuvent être très utiles. Que ce soit pour trouver du boulot, des conseils pour l'expatriation, etc etc...

 

Emploi International.org  (ANPE international)

Office Franco-Québecquois pour la jeunesse (OFQJ)

Partir vivre/travailler à l'étranger

Immigrer.com

la Craigslist (bible pour boulot, logement, etc, dans tous les pays)

 

Pour le Canada précisément :

Ambassade du Canada

Travailler au Canada

Le Programme Vacances Travail

Le forum du PVTiste (THE Bible !)

Partir au Canada, guide d'expat

Consulat de France à Vancouver

Vivre en Colombie Britannique (youhooo)

 

 

Ceci est une infime partie des sources d'informations, mais de fil en aiguilleVOUS finirez par trouver ce que VOUS cherchez.



Je ne repondrais plus aux demandes qui n'ont aucun rapport avec la choucroute, cad avec ma propre experience expliquee ici : http://hellostephanie.over-blog.com/article-30145428.html

Voili ! 

Par Stéphanie
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Jeudi 26 mai 2005 4 26 05 2005 00:00

Je suis perdue dans la lecture des petites annonces internationales de Monster, et plus j’avance, plus je me dis que ma vie est là-bas… mais où... ?

 

 

 

 

Dans un ranch au fin fond du Colorado, de l’Utah, ou de je ne sais où, à faire du cheval, m’occuper des chats de la maison, faire des photos, et promener les touristes. 

   

 

 

 

 

A moins que ce ne soit dans un club de sport de L.A. à coacher les friqués de la ville : 1, 2, on va courir sous le ciel bleu, 3, 4, on va faire des squats, 5, 6, 7, ce soir, vous m'invitez à une fête, 8, 9, 10, ça fera 90 (dollars). [Bon Ok, je vous l'accorde, c'est à travailler].

   

 
Ou encore dans un bar de New-York, à servir des capuccino et des muffins aux femmes et hommes d’affaires de la ville et à aller faire mon footing à Central Park le soir venu…

à servir des capuccino et des muffins aux femmes et hommes d’affaires de la ville et à aller faire mon footing à Central Park le soir venu…

 

 

Je me dis que, dans le genre " Coaching mentalo-sportif ", j’aurais bien ma place là-bas… et quand je vois le nombre d’annonces qu’il y a là-dedans, j’ai envie de pleurer. Comment qu’on fait maintenant ?

*Soupir*

Par Stéphanie
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Mercredi 29 juin 2005 3 29 06 2005 00:00

 

 

Qui a dit que j'avais la flemme d'écrire qu'il faisait trop chaud (38° hier à Lyon ! M'en fous j'étais à la campagne) pour écrire ?

Par Stéphanie
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Vendredi 1 juillet 2005 5 01 07 2005 00:00

Plus j'y pense, plus je me dis que c'est bien de prendre de vraies décisions. Depuis lundi, depuis que j'ai décidé de maigrir partir, je me sens mieux. Légère (et pourtant, vu la glace que j'ai mangée avant-hier au resto, c'est vraiment qu'une impression). Soulagée. Tout me paraît plus simple.

Je me suis relue mon guide du routard Canada 1999 (j'y avais passé dix merveilleux jours, entre lac Huron, lac Erié, et lac Ontario, je vous mettrais quelques photos un de ces 4); guide annoté de numéros de téléphone, de coups de marqueur fluo, de croix. Un guide du routard qui a voyagé quoi. Ces vacances me sont alors revenues en mémoire.

Les fous rires avec Irène, les rencontres géniales là-bas... Les deux australiens chez la grand-mère où j'avais réservé pour notre première nuit canadienne. On ne comprenait rien à leur accent, c'est dommage, je crois que j'avais une touche avec l'un d'eux (Australien, si tu nous lis !). Ils avaient halluciné quand on leur avait dit que nous avions traversé l'océan pour assister aux championnats du monde d'aviron...

L'ancien rameur Vic que nous rencontrons dans un bar à Ste Catharines (où se déroulaient les championnats), et qui nous hébergea trois jours chez lui, dans son salon. Je me rappelle le premier matin, nous dormions encore quand il partit travailler, il nous laissa les clés de sa maison...

Les 2000 bornes parcourus en 10 jours, selon un parcours que je m'étais fait un plaisir de tracer. Le premier vrai hamburger et french fries, dans une espèce de "dinners", un burger restaurant en bord de route, dans une petitestation balnéaire (Grand Bend), où tout était cuisiné maison, et où je mangeais le meilleur hamburger de ma vie.

Les descentes chez Tim Hortons, spécialiste en cafés et donuts de toutes sortes (à tous les parfums), les pancakes aux bleuets, les bières canadiennes. Les chutes du Niagara, la CN Tower surplombant Toronto, la voiture avec boîte automatique (j'ai failli emplattrer Irène dans le tableau de bord en sortant de l'aéroport), le Sunday chocolat sans cacahuètes (bouuuuh), le testage de la "poutine" chez Burger King, et le presk-dégobillage tellement c'était dégueu, les promenades sur les ports longeant les lacs Huron et Erié, devoir sortir mon passeport pour prouver que j'avais plus de 21 ans (eh eh :-) ) et entrer dans un bar,  etc. Et ma non-envie de rentrer (pourquoi faire ?).

Bref, tout ça pour dire queça y est, j'ai fais renouveller mon passeport ce matin mais je suis verte car il y a 5 à 6 semaines de délais ; je vais envoyer des mails à tous les gens suceptibles de m'aider sur place, essayer encore et encore de vendre la voiture (à l'aiiiiiiide !!), acheter le nouveau guide du routard, appeler les Assedic (hier à la NPE, pour changer : "Pfiou, là, je sais pas hein, faut voir avec les Assedics pour ça hein". Ca m'aurait étonnée hein).

N'hésitez pas à m'envoyer un mail pour me conseiller, m'orienter, me donner des pistes, etc.

Bon week-end !!!

Par Stéphanie
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Jeudi 18 août 2005 4 18 08 2005 00:00

Avez-vous déjà eu cette impression (oui probablement) de ne pas être à votre place...? Ou du moins, de ne pas trouver sa place ? L'impression de ne pas trouver où se faufiler, où se glisser.

Trouver une place qui nous attend, ou encore une place que l'on a gagnée en jouant des coudes, voire simplement une place qui est arrivée toute seule (il parait que ça arrive parfois)... Et ne pas trouver le moindre bout de place.

Au concert de U2, j'ai (beaucoup) attendu, mais j'ai aussi joué des coudes, j'ai poussé, été compressée, failli perdre un sein et un bras, j'ai écrasé des pieds (eh eh), tué un de mes ongles de pied. Mais j'ai eu ma place. Une place méritée.

Ici, j'ai fait des études. Arrivée à Bac + 5, j'ai continué, parce que ça marchait. J'ai décroché une allocation de l'état, grâce à ma mention Bien, et mon classement dans la promo (et aussi parce que la candidate devant moi n'a pas continué). J'ai eu l'opportunité de pouvoir donner des cours à des groupes de 50 étudiants, dans une discipline que j'étais loin de maîtriser au début de mes cours (ce qui a demandé des heures et des heures de préparation, forcément). L'Etat a financé mes trois premières années de recherche. En échange, j'ai du remplir des tâches administratives pour mon labo. J'ai ensuite décroché un poste à l'université, de chargée de TD. J'ai donc encore enseigné deux ans à l'université. La "voie royale" vers la titularisation comme prof à luniversité, on m'avait dit.

J'ai rédigé 450 pages sur un sujet de recherche, et j'ai soutenu ma thèse. Je suis arrivée au bout de cet espèce de truc, pour lequel je me suis longtemps demandée si je finirais un jour, et dont j'avais même oublié le pourquoi du comment je m'étais lancée dans un truc pareil.

J'ai soutenu un 28 juin, et j'ai commencé à chercher du travail. Depuis, je n'ai jamais fait autant de choses différentes, jamais rencontré autant de gens. De l'animation dans des quartiers sensibles, avec des ados presque adultes; de la photo; de la formation en informatique; du rédactionnel, du culturel; des critiques de films; des cours de FLE; le blog; etc etc.

Je n'ai jamais fait autant de choses, et finalement l'été touche à sa fin, et je n'ai toujours pas trouvé une place correcte (comprendre financée pour vivre). Peut-être suis-je destinée, comme en Amour, aux intermitances, au temporaire, à l'instable (synonymes aussi, il est vrai, de rencontres enrichissantes, d'expériences professionnelles multiples...).

Ma place, je ne la trouve pas ici, du moins une place où je puisse vivre agréablement, être reconnue. Et je ne suis pas la seule forcément.

Alors, comme il était si bien dit dans Libé la semaine dernière, je vais aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Parce que je veux, à nouveau :

- Qu'on me remercie pour le cours donné (quel bonheur quand je l'entends de la part de mes stagiaires), pour mes conseils prodigués.

- Qu'on me dise que cet article est bien écrit.

- Qu'on peut me faire confiance. Etc etc.

 

Alors, si pour cela, il faut changer de pays, qu'à cela ne tienne. Je vais, comme un certain nombre de 18-35 ans, quitter le pays (au pire, la ville - Soph' m'a plutôt bien vendu les charmes de Lille).

Et aller voir ailleurs si j'y suis.

Par Stéphanie
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