Lost in New-York City

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Vendredi 13 juin 2008

Bin ui, fais ce que je peux hein.

* Oui bon 30 ans 30 ans...:Presque.

Et oui, je suis à nouveau à la recherche de la nouvelle tare travail. Parce que non, 2 ans et demi à faire le même job, ca use. Et ça lasse.

Je ne me plains pas. Avoir le temps pour un café en journée, ou même un lunch de temps en temps avec une copine, ou encore un cours de danse à midi et etre plutôt bien payée, c'est pas pire (expression quebequoise que j'affectionne).

Mais bon, quand même. Hier matin, apres m’être speedée pour aller donner UNE heure de cours downtown, avoir payé une heure de parking, arriver au cours, et découvrir que mon étudiante est malade, et bien au chaud chez elle, ça fait (bien) ch**. Même si je serais payée, et que du coup, j’ai pu boire un café avec Valentin dans un café très sympa (Wicked Cafe !). Pasque quand même, je serais bien restée à dormir plus longtemps...

 

Donc. Je cherche. Tétéou le super job qui n’attend que moi, hein tétéou comme le chantait cette grande folle de Lio.

Mais jusque là, j’ai pas eu trop de bol.

- J’ai eu une fausse joie y a un mois quand l’université s’est interessée à mon dossier de façon ultra rapide. Manque de bol, ma directrice de thèse a mis des plombes à leur fournir une lettre de référence (que j’ai due en partie écrire, en plus, vive la France). Plus de news, ça sent le roussi.

 

- J’ai eu un entretien téléphonique lundi. Pourquoi au téléphone ? Pask c’etait bien trop loin pour se déplacer... Le journal franco de Whitehorse (dans le –grand- Nord) cherche un journaliste à temps plein. Je m’étais dit, pourquoi pas ? Heiiiin, pourquoi pas ?? Une expérience sympa. Et puis... un nouveau départ peut-etre avec mister. Mais ça, c’est une autre histoire bien plus compliquée.

Le hic, c’est que ça s’est pas vraiment passé comme prévu. Hum, doux euphémisme... Il m’a fallu environ 31 secondes pour comprendre que c’était mort.

Quand la dame m’a présentée aux 2 autres chefs autour du téléphone, j’étais comme Oooh :s. Quand elle m’a dit que ça durerait 40 minutes, j’’etais comme Argh, et quand elle a annoncé que ça se passerait en 3 partie : Questions, mises en situation, entretien en anglais, j’’etais comme Hum hum je passe sous un tunnel là...

Bref, avec mes mots à moi (gazou gazou blabla bla), et donc sans aucune formation journalistique, un peu de terrain mais aucune expérience à temps plein, il a fallu que je me démerde.

 

C’est simple pourtant. Ce soir, s’ils m’avaient appelé et demandé ce que je mangerai demain (question r'ecurente dans un entretien d'embauche), j’aurais répondu : Un café, un thé et une soupe au poireau (un seul, pasque hors saison, ça doit être un coup à $12 le poireau). En effet, hier soir c'etait ptit resto français La salade de fruits, ou j’ai cloturé ma session adulte avec mes 10 étudiants super cools. Et on s’est bien lachés genre Comment prendre 3 kilos en 1h30. Entrée : Qqs escargots (avec trempage-c'est-bon-pour-ce-que-t'as de baguette dand le beurre), assiette de noix de St Jacques aux Gambas (uhuh) avec petits légumes (pour la bonne conscience), et partage de Fondant au choc à deux (quand même).

Nous avons laissé une note de $ 341. Bref, tout le monde a mis bien assez de cash, et il est resté un truc comme $100 de pourboires à la fin. En bon français, on aurait redispatcher le superflu. Bin en bon canadien, on a tout laissé (en m’en rendant un peu pasque je suis la prof :p). La classe (bon de toute façon, ils s’étaient surement plantés de $100 at least sur la note, on avait bouffé comme des sagouins. Oui pasque j’ai oublié de mentionner le Côte du Rhône).

 

Mais revenons à mon interview... En cas de réponse positive, ils m’appelaient hier. Pour illustrer comment j’étais moyen sûre de mon idee, je n’ai pas répondu au téléphone (bon j’ai pas non plus raté grand chose, genre 2-3 appels). Ni fixe, ni portable.

Oui pasque ici, le téléphone portable, c’est le tiers monde. Non sérieux. Tout ce qui est électro-ménager (faudra que je vous reparle des machines à laver qui ne lavent pas, tout un programme), ou communications, c’est le moyen-âge.

Ainsi, pour avoir un forfait de portable décent, il faut compter :

-         $ 30 (premier forfait ou vous ne payez pas pour les appels ENTRANTS)

-         $ 5 de frais d’accès (par mois, mais bien sûr)

-         $ 8 pour avoir un répondeur (!!!) et le double –appel

-         + $ 3 pour l’affichage du numéro (j’ai donc renoncé)

-         + forfait sms si nécessaire...

A la fin, on tourne a $48.
Donc voilà comment je n’ai pas l’affichage du numéro et je n’ai pas répondu au téléphone. Je crains quand même. C’est juste que devoir rentrer en aout et me lancer dans un déménagement direction grand Nord (et enchainer sur presque l’hiver avec 4 heures de lumière par jour), pfff...

 

- Sinon, y aussi l’université de Victoria-jveux-y-aller-bouhoo-jveux-y-aller, à qui je demandais, l’air de rien « Uiii euh, sur votre site, y a aucune annonce, mais bon.. je veux venir travailler chez vouuuuuus ». Et qui me répond l’air de rien « Ah bin justement !!! On a peut-être une ouverture de poste en didactique, mais pour l’instant le budget est bloqué »... Ouiiiiinnnn.

 

- Y a aussi UBC, mais ils répondent pas. Ni l’Alliance de Victoria.

Y a aussi d’autres trucs, mais bon. Va bien falloir qu’on finisse par me donner ma chance, si je veux pouvoir un jour faire autre.

 

Pffff.

De toute facon, j’ai décreté que ce dont j’avais essentiellement besoin right now, c’est changer d’air (et trouver un beau et riche new-yorkais). Dans 3 semaines. Youhoo !

 

par Hello Stéphanie publié dans : Ma vie a l'usine
Samedi 7 juin 2008
Y a quelques indices qui ne trompent pas quant a un etat de fatigue proche du coma.
Lundi, ayant atteint le stade du pre-coma ou tu es eveille, mais tu ne sais pas pourquoi-comment-ou-suis-je, je suis rentree le soir et ai adopte a l'unanimite avec moi meme, le Coucher-tot. J'etais un peu sceptique, quand on sait qu'un rythme est dur a casser.
Bin finalement, nan. Couchee a 10h, endormie a 10:07.
Remarquez, au pire, avec mes cernes, je pourrais jouer dans un film de Robert Hossein (trop la classe).


Voici donc qqs indices :
- Se reveiller le matin fatigue(e). Mauvais mauvais mauvais.
- Se lever apres une nuit de sommeil et se faire peur en passant devant le miroir (AHHHHHHH !!!! Mon dieu, il est temps de faire un lifting - ou alors partir en vacances).
- Rendu-e au mardi et avoir des cernes telles qu'on dirait qu'on a passe 3 heures a la piscine avec des Speedo trop serrees.
- N'avoir plus aucun sens de l'humour, des mardi matin.
- Ne meme plus sentir le chat qui tente une approche caline a 6h du mat, couchee sur votre tete.
- Presque s'endormir en cours de Pilates,
- Dormir 9 heures et se sentir plutot bien.

Et typiquement la fatigue du professeur qui finit l'annee scoalire qu bord du meutre :
- Avoir envie d'etrangler un petit au bout de 2mn30 de cours (en general c'est un peu plus tard...)
- Renoncer a exiger quoique ce soit aupres des ados (eux-memes dans le coma depuis fevrier).
- Ne plus rire aux blagues nulles des etudiants
- Ne plus comprendre ses collegues
- Se tromper de livre, et dans le meme genre, oublier son cd de cours
- Perdre patience avec le boss qui vous appelle par un autre prenom...

Ayant largement atteint ce stade, je me suis donc reprise en main et depuis, ca va beaucoup mieux. Bon par contre, j'ai du boulot en retard, et je sais ce que je vais faire demain (ouiinn). Mais au moins, je suis plus apte a :
- Aller ecouter de la super musique en mangeant une part du meilleur cheesecake (-bing, prends ca dans les fesses) de la ville (Trees organic Coffee sur Granville) avec des gens tres sympa (je rappelle que ma derniere decouverte, que j'espere interviewer bientot pour L'express, est un VRAI talent et qu'il FAUT absolument que vous l'ecoutiez sur son website : www.hannahgeorgas.com).

- Chercher du boulot activement dans un champ allant de : Victoria a Montreal en passant par le tres Nord. Le meilleur job (comprendre un truc qui m'eclate et qui sera une super experience) remportera la palme, ou que ce soit. Ca va de l'universite (enseignement donc) a la photo en passant par le journalisme et l'ecriture (d'ailleurs je commence la semaine prochaine, mais chuuuut).


Sur ce, faut que je retourne a mes fourneaux, ce soir c'est mega balcony-garden party chez moi, avec tout plein de gens, que je sais meme pas qui vient excatement, et qu'il fait un peu frais :s

par Hello Stéphanie publié dans : Ma vie a l'usine
Jeudi 8 mai 2008

Mon dieu mais c'est terrible. Je n'ai plus le temps de blogger.

Oui mais c'est pour la bonne cause.

 

Hier, journee de ouf :

9:30-10:30 : cours

11:13 : Session de shooting. Ma copine Vero m'avait presente un copain a elle, Joey (encore un nom bien francais tiens) acteur quebecquois completement delire (qu'on avait vu joue dans La Vue d'en Haut). Bref, apres avoir danse sur la Compagnie Creole et Dalida, a la soiree C'est Extra !, on s'etaient mis d'accord sur un echange de bons procedes. Je le prends en photo pour son book, et le mien (de book).


Nous avons donc fait ca hier, pile au moment ou il n'y avait plus de soleil et qu'il faisait moins 43 a cause du vent. Mais bon, vu qu'on est de vrais vancouverois, on a fait comme si meme-pas-froid sur la terrase en plein Yaletown. Resultat bientot, puisque la moitie est sur film. Mais y en deja qqs unes de sympa en digital.
Enfin quand meme, note pour plus tard : Apprendre a donner des consignes.

13-14 : Apres, j'ai enchaine avec my first interview in engliche. In fact, my very first interview at all.
J'ai fini par interviewer le Petit Musicien (youhoo), avant qu'il ne devienne super celebre (vu que leur album sort enfin nationalement, va etre jouer sur toutes les radios de France et de Navarre du Canada et du Quebec, et meme que Wolswagen a achete un de leur titre pour une campagne de pub us). La classe.

Le pire a ete quand j'ai du me reecouter (c'etait au telephone) pour transcrire l'interview. Mon dieu qu'est-ce que j'ai l'air conne quand je ris (Note pour plus tard donc : Arreter de rire genre Je-suis-pas-du-tout-stressee). Bon, mon anglais, c'est pas pire, c'est deja ca la.

Stephanie ! Stephanie !!!
Uiiiii c'est moi ! (hihihi)


Et pi bon, le super avantage, c'est que demain justement y a concert du duo en question, et que du coup, je suis sur la Guestlist ! Haha ! Voila deja les avantages qui croulent a etre "journaliste" (hum, sans carte de presse, mais bon).

Bon apres tout ca, il a fallu revenir a la dure realite et aller gagner des sous en enseignant le french. Comme j'etais bien naze, j'ai trouve le moyen de dire a mes etudiants adultes (que j'adore quand meme) : "Vous travaillez 2 par 2, mais vous ne communiquez avec votre partenaire qu'en ANGLAIS !!! D'accord ??". Pour une prof de francais, ca le fait quand meme, je trouve.



Sur ce, c'est 2pm, je vais aller manger ma soupe, debrancher mon cerveau pour 30 mn en regardant the OC (Caliiiiiiforniiiaaaaaaa).

par Hello Stéphanie publié dans : Ma vie a l'usine
Vendredi 2 mai 2008

Mes derniers mois en France, tout le monde pensait (alleezz avouuuez), moi compris, que si je faisais plein de trucs et avais envie de faire pleiiiin de truuuuucs (excusez, bientot le week-end, a moi la danse, les pilates, le pantalon blanc et la danse encore), c'etait uniquement pasque j'avais tout plein de temps (comprendre, j'avais une job renumere de temps en temps seulement).
Bin nan. Faut croire que je me connaissais mal.
Pasque la, je remarque, que plus j'ai de cours, plus j'ai de cours. Mais moins j'ai de cours, plus j'ai du boulot.

Comment ca, c'est pas clair ?
J'esplique :
- Mon vrai job, en gros celui qui paie mon loyer, la voiture, les voyages, la bouffe au chat de la voisine (arf), mes cadres de photos, etc, c'est d'enseigner la langue de Moliere et de Diam's (mwarf). Je sais pas comment c'est possible, mais toutes les 2 semaines, je suis persuadee que la semaine suivante devrait etre plus calme. Un cours en moins, et ca y est, c;est la fete.
Pi non en fait. Ca diminue jamais. Meme quand, au bord de la crise de nerf, je finis par lacher un cours, un autre ressort de derriere les fagots. J'opte donc pour la pensee positive Mangez des pommes Pense au ptit voyage a NYC, en France et en Crete.

- Mon deuxieme vrai job : L'enoooorme projet d'e-learning sur lequel l'ecole bosse depuis un an. Sauf qu'un jour, alors que ma boss, aussi directrice du projet partait en conge mat, le big boss a decrete qu'il etait temps de commencer une session pilote. C'est con, rien n'est pret. Depuis 3 semaines, on bosse comme des malades. C'est a ce moment la que ma collegue-de-galere a decide qu'elle en avait ras le cul de ce projet (dans un sens je la comprends). Du coup, je suis promue, faute de candidats (ouiiin) au statut d'unique tutrice en cas de demarrage du cours (autant dire que je prie pour qu'on ait pas assez d'etudiants pour ouvrir un cours... comment ca je fais du mauvais esprit ?!), ET super superviseur du projet. "STephanie, on te paiera les heures qu'il faudra". Oui d'accord, mais a ce que je sache, j'ai seulement 2 bras, 1 cerveau (enfin je crois), et surtout des journees de 16h, donc euuuuhhhh.
Anyway. Vacances vacances vacances.
Enfin autant dire que je suis un chouille stressee. C'est con que Coloc soit plus la, au moins je pouvais me plaindre en rentrant le soir (et d'ailleurs, son taux de tolerance aux frasques du travail etant d'environ de 2,3%, je pouvais me gratter).

- Mon troisieme a moitie-vrai job, celui qui paie pas le loyer, mais au pire 2 soirees ou 3 cours de danse. Les chroniques pour L'express du Pacifique (Vancouver for dummies). Et ca, c'est grave le fun, Surtout quand ca prend des tournures de vraies recherches sociologiques (a la Carrie Bradshaw mais sans Big, ni Aidan. bouhooo), comme pour la derniere. Demander aux canadiens, et aux pas-canadiens, faire des hypotheses, verifier, tout ca. Youhoo, j'adore.
- Mon quatrieme job qui paie pas vraiment (ouiiiiin), les photos.

Viennent ensuite touuuuus les trucs sur lesquels je travaille, si si.
- Faire des photos avec un acteur quebecquois tres sympathique que j'ai rencontre grace a Vero. De fil en aiguille, entre deux danses de la Cie Creole, il a propose d'essayer de faire qqs portraits. Next week.
- Finaliser, enfin, l'article sur le Petit Musicien.
- Finaliser un CV "artistique" a proposer a une boite de prod de docus donc la boss a achete une de mes photos, pour etre dans la base de donnes "Photographes de plateau" (huhu, de quoiii ?).
- Participer a des ateliers de journalisme et enfin ecrire mon article sur Lululemon (enorme boite vancouverois "sectee" de fringues de yoga)
- Retourner a la chambre noire
- La danse, le sport, tout ca.
- Finir (ca, c'est enfin fait) une lettre de reference pour ... moi-meme. Genre j'ai que ca a foutre d'ecrire des lettres de reference sur moi-meme. Bin faut croire que c'est ce que pensait ma directrice de these, quand 3 semaines apres lui avoir demande d'ecrire une lettre, elle m'a repondu ne pas avoir le temps, alors si je pouvais ecrire un brouillon.... dans lequel je decrirai l'originalite et l'interet de ma these...Je reve. Quand j'ai lu son mail mardi dernier, a 2 jours du vernissage et debordee de stress, bin j'ai pleure.
4 ans plus tard. Merde alors.

Bref.

Donc franchement si vous vous demandez ce que je fous encore la, vous avez pas tort.
Sur ce,

par Hello Stéphanie publié dans : Ma vie a l'usine
Vendredi 29 février 2008
What i like about Vancouver is that you can meet people from everywhere, doing every kind of thing... Canadians, but mostly chinese, french, german, norvegian, american, philipino, writers (everywhere), opera singer, travellers, etc.

Bon voila, j'ai fait mes devoirs d'anglais.

Dans la serie Mes journees a l'usine, j'hallucine :

- Une de mes etudiantes de mon tres sympathique groupe adulte du soir a vecu le TOUT premier festival hippie dans les annees 60. C'etait au tres beau Golden Gate Park a San Fransisco, dans lequel j'etais allee boire un the dans le magnifique Japanese Tea Garden l'ete dernier (voir photo). Le fameux concert, un brin woodstock-fleur-dans-les-cheveux-pantalons pattes d'eph, avait accueilli sur sa scene rien d'autre que Janis Joplin et d'autres legendes. 

DSCN54560081.JPG

Japanese-Garden.jpg



DSCN54570082.JPG



- J'ai sympathise avec une etudiante en cours prive. Mise a part qu'elle n'a plus de mains et le visage complement defigure par ce qui semble avoir ete de tres graves brulures, cette dame est une ancienne photographe de mode. Elle pense que je suis la nouvelle Carla Bruni Je cherchais justement ou aller faire encadrer les photos de mon expo (vernissage le 17 avril !). Elle m'apporte un nom (et un discount) sur un plateau. Si il y a un dieu qqpart (mon dieu je deviens canadienne !), merci !

- Dans un autre genre, j'ai decide de me remettre a la poesie. Rien a voir avec mon etudiant qui porte, comme prenom, le nom d'un celebre poete francais. Non mais serieusement, imaginez, vous rencontrez qqn d'interessant qui s'appelle Rimbaud ?! Ca le fait, nan ? Ah bin si moi je vous le dis, surtout quand le packaging va avec.
Donc j'avais decide de me remettre a la poesie et de relire un peu de "Rimbaud" donc. Ni une ni deux, j'emprunte a la bibli un petit livre sur la vie de ce poete (pouet). Au bout de 3 pages, j'ai ferme le livre, et me suis demandee : "How the hell can you write a book like that ???!!". I didnt get ONE single word of the book. Pendant 3 pages, j'ai essaye de comprendre de quoi l'auteur parlait. Finalement, j'ai renonce aux livres et decide de me recentrer sur la pratique.

- Y a 2 ans, une de mes etudiantes devenue presque amie m'avait invitee a une soiree "educationnelle-qui-va-bouleverser-ta-vie". Manque de bol, c'etait la classee-secte-en-Europe, le groupe religieux Landmark Education, dont le fondateur etait un scientologue tres important... Resultat, nous ne nous sommes jamais revues et
j'ai ecrit un article ou je balance sur les methodes de ce groupe (assez flippantes vues de l'interieur).
Anyway.
Lundi, une etudiante m'a invite a "un petit spa" chez elle. Cooool !!!!! Apres reflexion, je me suis dit qu'il devait y a voir anguille sous roche. Pourquoi diable un canadien m'inviterait chez lui, j'ai jamais vu ca ! 
En fait, j'ai assiste a une reunion tupperware-pour-produits-de-beaute-et-la-ligne.
Si je vous jure. Et entre femmes de euhh 40-55 ans. Exactement la soiree qu'il me fallait. Me sentir plus jeune quelquepart (je vous expliquerais)
Autour d'une table, un serre-tete autour de la tete, on a essaye tout plein de cremes de nuit, de jour, de avant-la-creme-de-jour, de creme pour-avant-la-creme-de-nuit, d'autour les yeux, de tonifiant, de Preparation-au-masque, de masque, de creme-des-mains-, creme-de-corps-qui-sert-aussi-de-deo, etc etc. Tout en mangeant des barres proteinees et allegees et buvant des milshakes substituts de repas. La grande classe quoi.
Bien evidemment, a part le cote fun, je me disais, meeeerde, moi je veux rien acheter moiiii, je veux rester avec ma creme bio francaise
Sauf qu'a la fin, quand la chanteuse d'opera qui presentait les produits nous a dit avoir 50 ans, je l'ai regarde de plus pres, et faillis hurler J'acheeetttte TOUUUUTTT (quand il s'agit de peau, au diable l'avarice !!). Mais une autre dame l'a dit avant moi. 
Et puis, ensuite, elle a parle de son mari et de son bureau, "the church", soudain, je me suis dit que Hooonte a moi, je ne vais a l'eglise tous les dimanches matin. Et pour ca, rien que pour ca, la creme, de toute facon, elle marcherait pas.

Et dimanche, je peux meme pas aller a l'eglise, je vais a la Mecque. Whistler, THE station de ski.

par Hello Stéphanie publié dans : Ma vie a l'usine
 

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L'incruste

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