Girls In The City

Publié le par Hello Stéphanie

Hier, c'etait Soiree de filles. Girls in the City (suis toujours dans le bouquin et les saisons, desolee). 3 francaises, 1 quebecquoise (cherchez l'erreur. Je rigooole). Point commun : Toutes expatriees de son pays ou de sa Province d'origine. Que des filles qui ont reconstruit quelque chose d'autre, ailleurs. Certaines se sont lancees dans l'aventure en couple, d'autres, seules. Toutes sont rentrees dans leur ville et leur famille cet ete. J'ai donc eu quelques reponses a certaines questions que je me posais ces dernieres semaines...

Rentrer chez soi, c'est relativiser. Se souvenir pourquoi on est parti-e, se souvenir de ce qu'on aimait pas ou plus en France ou ailleurs. C'est se souvenir de sa nouvelle vie, sa nouvelle ville, et se dire que, quand meme, c'est chouette.

Je me suis imaginee, rentrant au bercail (j'essaie de voir quand cela va etre possible), cette semaine, et je me suis demandee, "Et si je ne voulais plus repartir ?". La famille, les amis, les reperes, la langue, le fromage, la securite sociale, les assedics, etc. Chacune de ces copines m'ont toutes declare y avoir pense. Mais non. Leur vie est ici, la mainenant, et il y aura toujours ce truc en France, qui les freinait quand elles y vivaient, qui les freine toujours, la, maintenant.

C'est un truc recurrent que j'ai entendu chez un tres grand nombre d'expatrie-e-s, de petite ou longue duree. Ce sentiment d'etre prisonnier dans son propre pays. Prisonnier du regard des autres. Des attentes des parents, du jugement des amis, de la societe (avoir un ptit cdi bien au chaud, ou autre). Et ce sentiment de liberte qui est ne en quittant son pays d'origine. Et qui a grandi encore plus, ici, a Vancouver.

Ou quoi qu'on en dise, je peux me balader en ville en short et en tongs, personne n'ira dire "Tu te crois a la plage ou quoi ?". Je peux sortir en mini-jupe ultra courte perchee sur des talons de 15 cm (je n'en suis pas encore la, je vous rassure), on pensera "La pauvre, elle doit se geler les miches", mais personne n'ira l'emmerder tous les 5 metres. Je peux rentrer chez moi seule a 2h du mat, je ne vais meme pas penser une seconde que ca peut etre dangereux. Si je ne dis pas Bonjour a Monsieur-J-me-crois-trop-irresistible, je ne me ferais pas traitee de tous les noms en pleine rue. Si demain, je veux me ballader avec mes santiags et un chapeau de cow-boy (j'en suis toujours pas la), et alors, j'ai droit, nan ?

 

Tout quitter pour se retrouver, vraiment. Soi.

Au prix fort, oui, mais cela en vaut la peine, finalement.

 

Publié dans Lost In Vancouver

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S
bizoo Loic !<br /> Sandrine, ui je comprends. Mais ne renonce pas a l'expatriation, si tu en as toujours envie (peut etre pas tout de suite la, mais bon). Le temps passe trop vite !
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S
Zut ... 2 jours aprèsmon emménagement à Perrache, je tombe surton article ... qui me rappelle, si besoin était, à quel point je ne vis pas la vie que je voudrais :^( Ces jours-ci, on me dit bcp (surtout ma mère, bien sûr) "tu vas voir, c un nouveau départ, ça va être bien!" ... Sauf que c pas vraiment le nouveau départ que je voulais ...
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L
Je t'envie...bisous miss
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F
J'adore ton post, c'est trop bien décrit.Ici c'est pareil: je vais ou boulot en baskets, personne te fait de réflexion, c'est normal. Tu veux venir en tongs? Tout le monde le fait.C'est ce sempiternel JUGEMENT qui m'énerve, en France. Les gens n'ont ils donc rien d'autre à faire que de passer leur temps à critiquer, juger les autres sur de si petits détails...bref, oui tout ca pour dire que c'est possible de vivre bien, et même parfois mieux, ailleurs.
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V
P'tain j't'imagine en mini jupe et santiag !!! J'arriiiiive.
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