J'y suis, j'y reste (NA !)

Publié le par Hello Stéphanie

Comme promis, voici ma reponse qui vaut ce qu'elle vaut... (c'est-a-dire pas grand chose, pasque comme je le disais, ca n'a pas ete facile).

 

Merci d’avoir donné votre opinion, même si celui-ci n’est pas très agréable à lire ! Avoir un regard extérieur, même négatif, est toujours intéressant… Toutefois, je crains que certains de mes propos n’aient été mal interprétés.

Je n’ai jamais dit que « Vancouver était pourri », loin de là. Ma chronique part d’un postulat très simple : Vancouver se targue d’être “the best place on Earth”, et ne cesse de nous le rappeler. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai tout quitté il y a trois ans : pour profiter de la qualité de vie que la ville et la province nous proposent. Et après 3 ans de vie à Vancouver, je reste fermement persuadée que c’est une ville très agréable à vivre, avec ses défauts et ses qualités, comme partout. D’ailleurs, si je devais écrire le même genre de chronique dans ma ville natale, ce serait du même cru, pour deux simples raisons :

La première est que, partant donc de ce postulat de base « La vie est très agréable à Vancouver », je ne voyais pas l’intérêt de faire une chronique sur Tout-est-beau-à-Vancouver et tout-le-monde-il-est-gentil. Cela est déjà fait ailleurs. J’avais plutôt envie, tout comme le journal, de mettre le doigt sur les choses un peu moins agréables, un peu moins parfaites, ou devrais-je dire, différentes. D’ailleurs, je ne vois pas pour quelle raison nous ne devrions pas garder un œil « critique » (positif et négatif) sous prétexte que la vie est belle ici (ce dont je ne doute pas du tout, c’est bien pour cela que j’ai passé de très longues soirées noyée dans mes demandes administratives de visas et que je suis encore là. J’en profite ici pour répondre à votre question : pourquoi je ne rentre pas en France ? Il faut forcément de bonnes raisons ne pas retourner dans son pays natal et rester ici). La vie est belle oui, mais je suis toujours un peu agacée, et je le dis, par l’absence du nom des arrêts dans le bus (enfin, cela commence à changer, il était temps !!), par les impolitesses énormes que les gens se permettent parfois, le sourire aux lèvres. Et j’aimerais savoir pourquoi les gens sont super accueillants et pas agressifs pour un sou (le Paradis pour un français) mais pourquoi ils sont si renfermés sur leur petit cercle et ont peur de l’inconnu.

Concernant le climat, bien heureusement que la pluie ne me dérange pas ! Comment aurais-je pu envisager d’immigrer ici si j’avais un problème avec la pluie… Il pleut beaucoup en hiver, autant en rire. Comment imaginer que se plaindre du climat puisse changer quelque chose, si ce n’est au second degré (que l’écrit a souvent du mal à retranscrire).

 

La deuxième est qu’en s’expatriant, on se retrouve bien souvent dans des situations ridicules où il vaut mieux faire preuve d’humour si l’on ne veut pas que son orgueil en prenne un coup. Mon principe de base est donc qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Quand je raconte mes péripéties en bus, en vélo ou à la montagne, ou dans un café, je me tourne en ridicule autant, si ce n’est plus, que la situation ne l’ait. Dans toutes ces situations nouvelles de la vie devenue quotidienne, j’en prends pour mon grade, et c’est aussi une part de l’expatriation, donc de mes chroniques.

Il arrive, c’est vrai, que mes portraits soient « acerbes ». Mais ils sont avant tout caricaturaux, parce que l’idée est de faire rire, ou du moins sourire, et cela n’est possible qu’en forçant le trait, qu’en passant par la caricature justement.

 

Bien sûr, il arrive que certaines chroniques soient plus personnelles que d’autres, mais c’est aussi pour cela qu’elle s’intitule « Humeur ». Toutefois, aucune de mes chroniques n’est écrite au hasard. Elle aura toujours été sujette à de longues observations, des interviews, des discussions auprès de vancouverois, canadiens d’ailleurs, expatriés de France ou d’autres pays. J’essaie toujours de partager mon point de vue avec des personnes de différentes origines avant d’écrire.

 

Mais, contrairement à ce que vous pensez, cette chronique me permet d’apprendre énormément sur mes concitoyens.

Chaque jour est comme un matin de Noël… j’observe et je découvre de nouvelles choses sur la culture, j’en apprends un peu plus sur les humains qui m’entourent. Je n’ai jamais été plus près d’eux, actually



Sur ce, je vais finir ma valise pour le Pole Nord le Yukon (depart demain soir, temperature la-hait, entre -10 et -20. Meme qu'il arrive a neiger avec ce froid, la premiere fois que j'entends ca tiens).

Publié dans Deux baffes

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S
E > Oh my ! Merci mais trop tard ! Je me demande si ca a ete vu par le correcteur, tiens !Fab, ce fut oublie dans le journal, so far, pas de reponse !Et oui, les vancouverois sont (trop/tres) fiers...
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J
Moi, c'est en lisant ton blog (depuis un sacré bout de temps maintenant) que j'ai eu envie de vivre un bout de ma vie au Canada :-). Sauf que bon, je suis à Montréal, c'est encore différent le Québec, mais beaucoup de choses  sont pareilles, surtout dans la mentalité des gens. Parait même que les gens de BC se moquent des québécois, fichtre!Voilà, si ça peut t'éviter de finir le chocolat (horriblement cher ou alors dégueulasse, au passage).
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E
Si c'est pas encore publié je te conseille de remplacer "celui-ci" par "celle-ci" dans la première phrase... :)
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S
ah ben pour le coup j'aurais espéré une réponse un peu plus cinglante... T'as été bien civile là.. =P
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P
Ca coûte combien à Vancouver de faire écrire un message perso sur un immeuble ???
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